Pétrone, Sat. 75, p
3. c Impudicitiam in ingenuo crimen esse, in servo necessitalem. « in liberlo officium* » (Reines. ad Patron. Satyr. 75, p. 578 : « Née
m LIVRE II. CUAMTRË VU.
et QuiiUilien, ou l'auteur des Déclamations mises sous son nom, voulant montrer que le ravisseur d'une jeune fille, par cela seul qu'il Tavait ravie, la savait libre, disait, en se plaçant un moment dans le système de la défense: « Mais, si elle avait séduit les regards, qu'élait-il besoin de violence? Ne pouvais-(u la gagner par un présent? et, si elle était rebelle^ ne pouvais-tu la demander poliment à son maître {protuailla comitateyi » Il fallait donc encore obéir, car le maître l'avait voulu : c'était la loi et le devoir; point de principe de morale au delà de sa volonté. La crainte du maître était /^ commencement de la sagesse; et le propre du bon esclave était de prévenir ses ordres mêmes, en se conformant aux moindres indices de ses dispositions intérieures*.
Mais on voit sans peine où de tels principes devaient aboutir. 11 avait été facile au maître de corrompre le naturel de l'esclave, et de se faire obéir quand il le poussait au mal ; il lui fut plus difficile de le réformer et de le diriger vers le bien. On lui avait ôté le frein moral ; on n'en trouva point d'autre capable de contenir en son âme l'emportement des sens. Il entra dans cette morale de l'inlérèl plus loin qu'on ne Teût voulu : il laissa les applications pour aller droit au principe; et, sans s'inquiéter des formes, il en suivit l'esprit. Quel en fut le résultat? Justement le contraire de celui qu'on croyait obtenir; car l'mtérêt de l'esclave uni \x celui du maître, dans les rapports exté-
f turpe est quod dominas jubel. »)Cf. Horace, Sat. T, ii, H7, et Lucien, Êp. à Salurne, 29.