‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquitéChapitre 15 sur 213 · Piaule, Capl. I, i · texte numérisé non relu

Piaule, Capl. I, i

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SODUCBS DE L'ESCLAVAGE A UOME. 49

dise, dans de misérables tavernes S tout occupés de lears affaires de vente et de troc; gens fort mal famés: « Ces hommes qui sont derrière le temple de Castor, ne vous y fiez pas, » disait Plante'. Ce sont, en effet, ces mêmes hommes que nous avons vus en Grèce, durs, avides, sans pitié comme sans mœurs, flétris par Topinion, flétris par la loi même : ces traits de leur caractère ont passé, avec l'autorité des premiers jurisconsultes, dans le corps du droit romain'.

* La loi avait pris contre eux des garanties dans l'intérêt de TÉtat et des particuliers.

Nous disons d'abord Tintérét de TÉtat, car ce commerce était soumis à deux sortes d'impôts : droit d'importation et d'exportation (portorium)^ droit de vente (vectigai)» Le premier était affermé aux publicains. On devait leur faire déclaration de tous les esclaves qu'on amenait ; esclaves à vendre ou esclaves usuels, novices ou vétérans. On payait pour les esclaves à vendre, pour les esclaves de luxe et pour ceux des esclaves d'usage qui étaient no-

1. c Qui ad Castoris negociantur nequam mancjpia ementes vendent « tesque, quorum tabernae pessimorum servorum turba refert» sunt. » (Sénèque, Comt, Sap. xiii, 4. Cf. Martial II , lxui, 2.)

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