Cic. Ep. ad Div. XI, 10 et 15 (D. Brutus à Cicéron
6. Dion Cass. XLI, 7. Us se rendirent à la condition de ne plus jamais être gladiateurs. On le promit ; on leur assigna le bourg de Daplmé,
vingt mille hommes pour ses flotles* ; Sextus Pompée courtisait en quelque sorte ses affranchis et ses serviteurs pour les retenir autour de lui% et, maître de la Sicile, il grossit considérablement son armée des esclaves qu'il y enrôla *. Fidèle à ses engagements, Sextus, dans son traité avec les triumvirs, avait stipulé la liberté de tous ceux qui avaient combattu sous ses ordres. Mais, après la victoire, Octave envoya à toutes les armées des lettres qui devaient être ouvertes un même jour, et obéies aussitôt : c'était d'eux qu'elles parlaient. Tous furent l'amenés à Rome et rendus à leurs anciens maîtres ou aux héritiers de leurs maîtres, par respect pour le droit de propriété; ceux qu'on ne réclamait pas furent mis à mort près de la ville d'où ils avaient fui *. v
Ces manques de foi faisaient que les esclaves voyaient plus clairement encore à quels intérêts ils devaient songer pendant ces troubles. Aussi, parallèlement à ces guerres
près d'Antioche, pour résidence; puis Valerius Messala les envoya en des lieux divers, sous prétexte de les incorporer dans les corps, et à la première occasion on les flt périr.
i. Suél. Aug, 16. Cf. Dion Cass. L, 12, p. 612, 1. 45. Pour ce service on pouvait d*ailleurs, en tout temps, employer des esclaves ; mais cela s*était particulièrement fait dans les guerres du triumvirat. Ceux qui en avaient devaient en fournir, ceux qui n'en avaient pas devaient en acheter. (Dion Cass.XLYIl, 17, p. 505, 1. 86, etXLVllf, 49,p.564, 1. 29 ; XLIX, I, p. 570, 1. 33.)
2. « Liberlorum suorum libertus, servorumque serviis. » (Vell. Paterc. II, Lxxm, 1.)