‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquitéChapitre 197 sur 213 · Ut spado vincebat Gapitolia nostra Posides · texte numérisé non relu

Ut spado vincebat Gapitolia nostra Posides

(JuvénalXlV,9i.)

Voyez encore ce que Pline rapporte de la salle à manger de Cal liste, ornée de trente colonnes d'albâtre (HisL Nat XXXVJ, xn, 2); sur les bains d'Abascantus, voyez Martial, YiII, Lxvni; sur les jardins de Pallas, Frontin, De aquœd. art. 19, p. 09, éd. Polen. — Un de ces riches affranchis, forcé de rendre gorge, alla se jeter dans les bras d'Epaphrodite, gémissant d'être réduit à 60 millions de sesterces (soit 15 millions de francs). Épaphrodite en fut touché. (Epict. Di$s, l, xxvi, 11 ) , 5. Le plus rand nombre des monuments funèbres qui bordent les grandes voies aux portes de Rome sont des tombeaux d'affranchis # (Voyez Friedlœnder, Mœurs de Rome, 1. 1, p. 71, 81 et 288 de la trad.)

tournait contre les dieux ^ Pline lui-même, qui fait honneur à Trajan d'avoir rerais les affranchis en leur lieu, ne laisse pas que de leur concéder une place encore très haute; et il sait mêler à son attaque contre les affranchis d'autrefois un compliment pour les affranchis du jour, « d'autant plusdignes, dit-il, de recevoir de nous touthonueur, que cela n'est plus exigé *». Mais pour rendre aux affranchis ces honneurs il n'était pas besoin de la contrainte du prince. L.Yilellius, le père de celui qui fut empereur, avait placé le buste doré de Narcisse et de Pallas parmi ses dieux domestiques. Adrien, pour se faire adopter de Trajan, sut, dit-on, se plier à courtiser ses affranchis. Il fut moins complaisant pour les siens% et Antonin le Pieux imita en ce point sa conduite; mais déjà Marc-Aurèlc, si sévère envers ses propres affranchis, ménagea trop ceux de son collègue Vérus; et Commode régnant, on vit, avec Cléandre, reparaître sous une forme plus repoussante encore tous les scandales du règne de Claude (68).

Lorsque les affranchis étaient au pouvoir, comment leur classe ne se serait-elle point répandue partout? Ils remplissaient les tribus, les curies, les offices inférieurs des magistratures et des, sacerdoces; ils composaient les cohortes urbaines à Rome ; ils figuraient dans les légions : on les retrouve dans Tarmée d'Othon, et aux premiers

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