a Sed is privatam senitutem sei*vit illei an publicam
(Plaute, CapL If, ii, 268.)
2. D*où Texpression triom decururum ou ex m decurus qui magistra- TiBcs APPARENT, si Tréquentes dans les inscriptions. — L'une de ces décuries était consulaire, les deux autres prétoriennes. Voyez Mommsen, De apparitoribus magistratuum romanoi-um, dans le Rheinisches Musœum^ t. VI (1848), p. 10-25. L'auteur joint à cette classe les licteurs curiales et les ministres du culte dont nous avons parlé ci-dessus.
OU des scribes faisant des décuries distinctes auprès des magistrats ^ Mais le service de magistrats, comme les travaux de rÉlat, comportait toujours certains emplois subalternes, et quand, les besoins grandissant avec le territoire, les citoyens furent plus régulièrement tenus à Tarmée, l'esclavage, plus abondant aussi, dut les remplacer dans ces offices. Scipion, après la prise de Carthagène, réserva 2,000 captifs pour le peuple romain ; et après la relraile d'Annibal, les Brutiens et d'auti*es encore furent réduits à cette condition, en châtiment de leur révolte*.
Ils se partageaient dans les deux sections que nous avons marquées : travaux ou services publics.
La première ne devait pas être la moins nombreuse. Ceux qui prenaient à ferme les travaux publics (redeinptores) avaient des esclaves pour ces travaux. Agrippa possédait une famille, c'est-à-dire une troupe d'esclaves qu'il employait aux soins des aqueducs. Cette famille, léguée par lui à Auguste, fut affectée par ce prince au service public'. D'après un sénatus-consulte de l'an 741 de Rome (15 ans av. J.-C), les intendants des eaux avaient, quand ils
1 . Ce n^est pas ici le lieu de traiter de ces fonctions, de leur organisa lion en décuries, du mode de leur recrutement et de la nature de leurs services : on trouvera tous ces détails, avec les textes et les inscriptions qui sont le fondement de tout le système, dans la savante dissertation de M. Mommsen, De apparitoribus magistraluum romanorum (Rheinischeê Musceum, N'"' série, t. VI). Des inscriptions d*appariteurs publics, libres ou affranchis, se retrouvent en grand nombre dans le 1" volume du Corpus Inscriptionum latinarum, comprenant les inscriptions antérieures à TKmpire : scribes, n** 202 et 1052; viatares, n* 198, 1. 50; 202; licteurs, 1060, etc. Nous y reviendrons au t. m.
2. Tite-Live, XXVI, 47; A.-Gelle, X, 3, et App. G. (TAnn. 61. Ce fut aussi, au rapport de Slrabon (V, p. 251), le sort des Picentins et des l'Ucaniens. Cf. Popma, De operis servorum.
r». Frontin, De aquœd, 98.
Bortaient de la ville, deux licteurs et trois esclaves publics dans leur escorte*. Aux esclaves donc Tentretien des aqueducs ou des routes, les soins les plus rebutants comme les plus durs travaux, jusqu'à ces travaux des carrières et des mines où Ton reléguait communément les esclaves de la peine *. Dans la seconde seclion, les uns étaient employés au service des assemblées*, aux distributions publiques, & la police des jeux, au transport des dépêches; service qui fut généralisé et organisé par Augusie; peut-être aussi aux soins des funérailles * ou à tout autre service d'utilité publique. Les autres, en plus grand nombre, étaient attachés à la personne des généraux ou des magistrats, pour les servir dans Texercice de leur charge, soit à Rome ', soit en province, comme courriers ou porteurs de dépêches % employés inférieurs dans les tribunaux, gardiens dans les