Ihid. I, XVII, 5; Golum. I, vin, 5, et ÎII, i
Â. Golum. I, VIII, 18.
5, Plut. Cat. r Ancien, 21.
printaniers » (vernwy. Avec ces femmes et leurs enfants, avec ces esclaves que Tâge retirail des travaux et qui restaient bien quelque part, malgré le précepte donné par Caton de les vendre, on atteindra facilement au chiffre de 2 millions pour la famille ruslique. Mais ce nombre ne dut pas se maintenir. La culture baissa dans les campagnes, abandonnée tout entière à des mains moins habiles, inquiétée par la guerre que Rome, victorieuse du monde, reporta dans son sein ; et, avec la culture dont l'étendue a servi de base à nos évaluations, se réduisit nécessairement le nombre des esclaves de travail: une seule classe s'était accrue aux dépens des autres, celle des pâtres, qui promenèrent dès lors leurs troupeaux sans obstacles dans ces champs abandonnés du laboureur.
La famille rustique, si nombreuse qu'elle fût, était limitée par la nature môme de ses fonctions : elle n'ira point au delà de ce que comporte l'état du sol ; et, si le nombre s'en est accru, c'est que celui des maîtres a diminué et que les esclaves ont été appelés peu à peu % prendre la place de la population libre à la campagne. La famille urbaine était, au contraire, comme un rejeton parasite au sein de la cité ; et, à la voir multiplier avec tant d'exubérance ses ramifications, on croirait, au premier coup d'œil, que là est passée toute la sève de l'esclavage.
1. Nous avons déjà fait observer que le titre de veitia était assez commun dans les inscriptions tumulaires d'esclaves ou même d*affranchis. La génération des esclaves, sans être considérée comme un moyen spécial, est pourtant regardée par la loi comme une des sources
DU NOMBRE ET DE L'EMPLOI DES ESCLAVES. i05
Comme les domaines rustiques, la maison de ville du maitre eut son intendant (dispensatorY ^ et, au-dessous de lui, divers préposés au mobilier, aux vêtements, à l'argenterie et à toute cette vaisselle d'apparat resplendissante d'or ou de pierres précieuses*.
Puis venaient les sections diverses du service : Le service de la maison. Autrefois un marteau attaché à la porte suffisait pour avertir le maitre de l'approche d'un étranger ' ; puis on mit à l'entrée un chien enchaîné : on le remplaça par un esclave, ce qui n'empêchait pas de l'enchaîner aussi, more majorum *. Ensuite, les gardiens de Vdiinuni (atrienses)^ les huissiers (o/nam)*, les introducteurs (admissionalesy, ceux qui soulevaient, devant le visi-
de raccroissement des patrimoines. (IruL II, xxu, 2. Cf. 1. 27 (Ulp.) , D., V, in, De hœred, petiUone,)
i. L. 16, D., XI, m, De tervo corrupto. Cf. OrelH, Inscr., n* 2782; Dont, vu, 6 et 24; Corput Inscr. lat„ t. lU, 2935, etc.; t. VI, 6275-
2. « A supellectili , vascularii , cœlatores , etc. : yestiani , a veste « prœpositi auro genimato, escario; argento scenico. » Pignori et Popma, dans leurs ouvrages déjà cités ; et les divers recueils d'inscrip * tions : yestisp (ex) (Doni, VII, i6i, 184); à teste scenicà (esclaye de Claude) (ihid,y 14); à veste regia (Donati, p. 513, 4); à gemma potobu ; AD AR6B1ITUM poTOEiuM (Ituct, Neup, Idi., 6854); AB IM8TRUNERT18 (chargé du mobilier) (Muratori, p. 915, 2).