Plut. De la curiosité, 5, p
4. « Âtque etiam ostiarius veteri more in catena fuisse. • (Suét. De Claris rhetor, 5.) Cf. Colum. I, prœf. 10, et les poètes comiques. On y employait aussi souvent de vieilles femmes (Plaute, CurctU. I, i, 76) :
Anus heic solet cubitare custos, janitrix ; Nomen ei est lenœ multibiba atque merobiba.
5. Oreili, n. 2785 et 2784. Mommsen, Inscr. Neapol.y 2140; C. Inscr. latin., t. VI, 4428, 6259-6242; Ostiaru, ibid., 6526.
6. « Gui provincia erat admittere volenles dominum convenire. » (Macr. Sot. I, 7, init.) Cf. Pétrone, Satyr. 50, p. 114, et Juvén. X,215 :
Glamore opus est ut sentiat auris Quem dicat venisse puer, quoi nuntiet horas.
leur, le voile des portes (velarii), et toute la troupe des valets intérieurs (cubicularii^ diœiariiy.
Le service des bains, depuis les chauffeurs jusqu'aux baigneurs, dont la fonction était de frotter, d'oindre et de parfumer le corps selon l'usage des contrées du midi*.
Le service hygiénique. Les Romains, qui primitivement bornaient l'art de la médecine aux plus grossières pratiques, voulurent avoir des médecins * ; et la Grèce captive dut cultiver à leur service cette science dont elle faisait jadis le privilège des hommes libres, et qui mettait à ses pieds les chefs des nations : art servile alors, réduit à subordonner ses moyens au bon plaisir du maître*.
Le service de la table. Quand Rome gardait son antique
i. L. 203 m fin, (Alfenus), D., L, xti. De verhw. signif. ▲ cumcolo (Doni, vu, 163, etc.); cubicdlar. (C. Inscr. lai., t. VI, 6259), etc. Le« {2ÛFtortt(Yoy. Gudi, p. 218, 7; 219, 2) étaient ceux qui faisaient le service de la salle à manger, ou encore ceux qui distribuaient la ration aux esdayes, soit aux serviteurs d'une maison, soit à Téquipage d*un vaisseau.
2. c Fomicatores, balneatores, aliptœ, unctores, etc. • Voy. 1. 13, § 1, et 1. 14 (Paul), 1. 17 (Marcien), D., XXXIU, vu, De instr. ei instrum. legXf, Orelli, n. 2791 ;Doni,Vn, 189. C. Inscr. laUn., t VI, 6243, 6380.
3. On sait combien Gaton s'en défiait encore. (Plut. Cat VAncimy 23t et Pline, XIX, vn, 1.) Mais Tusage en devint général, et toute maison un peu riche eut ses médecins. Sénéque, De henef. III, 24; Suét. Cal, 8 et Ner, 2 ; Apulée, Met. IX, inU,, et Apolog. , p. 38 (Deux-Ponts). Cf. 1. 46, § 1, D., XXXIV, I, De alimentis; 1. 41, § 6, D., XL, v. De fideic. liberta- Ubuê.yoy. déplus la note ad 1. 1, § 1 ; G. J., VII, 7, De conim. servcrum manum. 11 y en a des traces nombreuses dans les inscriptions : cHRisn
CONSBRVàE I BT CONJUGl | CELADUS AHTIH0D8 | DRU8I HEDICOS | CHIRORG. | BBNB
HEREim I FEciT. (Gruter, p. 681,1. )Et encore (7./iucr./a(., t. II, n« 3118; t. V, n* 869 ; t. m, n" 614 (medicus ocdlarius) ; t. VI, n* 4350 (mbdicub CHIRORG.). — Ajoutons à cette section les barbiers, tohsorbs. (Doni,VU, 56 ; Gudi, p. 209, 11; OreUi, n* 2883.)
4. c Ut fere domestici et familiares medici, segris corporibus non c qua optimum ac celerrimum est medentur, sed qua licet. • (Sénèqne, De contt. êap, i, 1.)
DU nOMBRE ET DE L'EMPLOI DES ESGLÂYES. 407
frugalité, Tesclave employé à préparer le repas était le Niemier des esclaves ; plus tard encore, lorsque déjà Tinfluence grecque eut pénétré dans Rome, s'il fallait recevoir avec un peu plus d'appareil, on allait prendre le cuisinier, avec les provisions, au marché^ : usage que Plante pouvait emprunter aux pratiques de Rome en son temps, comme aux exemples de la Grèce ^. Hais depuis, on avait acheté des esclaves ; et, dans ces maisons constituées comme des républiques, le service de la table était toute une admi- ^nistration.
Il comptait le maitre d'hôtel (condus promus)*^ les sommeliers {cellarii)y les pourvoyeurs (penarii) et toute la hiérarchie de la cuisine: cuisiniers-chefs (archimagiri)^ cuisiniers {cod) et aides de cuisine {vicarii supra coœsy ; ceux qui entretenaient le feu (focarii), les boulangers et mille artistes en pâtisseries* ; car ces fonctions, jadis inconnues ou méprisées, étaient devenues un art que l'on
1. • Nec coquos ^ero habebant in servitiis, eosque ex macello con- « ducebant. » (Pline, XVni, xxtiu, 1 .)
2. Aulul, ir, iT. 236; cf. ffl, i et ii; Pseud, I, ii, 161-165. Cf. M. de Pastoret, Du commerce et du luxe chez les Romains, Mém. Âcad. des inscript., nouY. série, t. III, p. 340. Dans ce mémoire et dans trois ou quatre autres consacrés au même sujet, Fauteur a touché à presque tous les détails de la vie privée des Romains, un peu trop confusément peut-être.
3. Dans une maison moins complète, le condus promus remplissait les fonctions d'intendant général (Plante, Pseud. II, n, 595) :
Condus promus sum, procurator peni. — Quasi te dicas, atnensem. — Imo atnensi ego impero. — Qiiid tu seryos ne es an liber? — Nunc quidem etiam servie.
4. c Adspice culinas nostras et concursantes inter tôt ignés coquos « nostros : unum videri putas ventrem cui tanto tumullu comparatur « cibus. » (Sén. Ep, ciiv, 24; cf. xxxtu, 6); cocus (Gudi, p. 210, 12; etc. C. Inscr, lot., t. VI, 6246-6250.)
5. « Pistores, placentarii, offarii, libarii, bonitariiy crusiularii, dul^ • ciarii. » Voy. Sén. Ep. lvi, 3, etc., et Godi, p. 214, 10 ; Orelli, n* 2881.
payait sans regarder au prix * : dès le temps de Marius on traitait de sordide celui qui ne mettait pas plus d'argent à un chef de cuisine qu'à un chef de culture '. Venaient ensuite les esclaves chargés des invitations (invilator^ voca^or)',Ie chef de salle [tricliniarchaf , ceux qui dressaient \Q^\\i%(lectisterniatores)^ qui préparaient la table, édifiaient le feslin (struclores) ; le découpeur («m«or)*, impor'ant personnage : Tanatomie culinaire avait à Rome ses docteurs* ; et ceux qui distribuaient le pain ou les viandes {diribitores, cai-ptores), ceux qui goûtaient les mets avant de les offrir aux convives (prœgustatoresf ; de jeunes Issclaves assis aux pieds du maître {ad pedes) pour ac-
1 . « Nec pistoris nomen erat nisi ejus qui niri far pinsebat. • (Yarron, I, De vita papul. rom. ap. Non., y*Pinsere,) Cf. Feslus, y* Cocus, — « Tum coquus, Yilissimum antiquis mancipium, et sstimatione et asu « in pretio esse, et quod ministeriura fuerat,ars haberi cœpta. » (Tile Live, XXIII, 6.) — ff Pistrinarum operibus et cselaturis, » dit Pline, m, XIX, 4.