‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquitéChapitre 41 sur 213 · amicos et grèges togatorum · texte numérisé non relu

amicos et grèges togatorum

(Martial, Epigr, U, lxxiv, 6.) Cf. ibid. Lvn, 5, et Juvén. X, 44 :

Hinc prsecedentia long!

Agminis officia et niveos ad frena Quirites, Defossa in loculis quos sportula fecit amicos.

5» Kalendaria amicorum. (Pignori, De servit,)

m LIVRE IL CHAPITRE III.

La femme aussi avait des esclaves à elle. Ce n'élait pa ib seulement son esclave réservé ^^ son esclave do^o/, inviolable comme la dot, et qui allait souvent, dans la confiance delà femme, plus avant que le mari*. C'était toute une maison dans la maison : un savant a consacré un ouvrage entier à la décrire'. L'appartement des femmes avait aussi ses portières et ses gardiens; des eunuques, gardiens souvent suspecis :

Quis custodiet ipsos

Custodes*?

des silentiaires^ (c'était pour faire régner le silence au dehors) ; tout ce que réclamaient lanaissance et les premiers soins des enfants : sage-femme (obstetrix), garde (adstetrix)j nourrice {nutrix)^ berceurs (cunarii), porteurs (bajuli^ geruli)j nourriciers {nutritores. nutricii).,. On voit quel succès avait obtenu dans les nouveaux gynécées le conseil adressé par le philosophe Favonius à une noble matrone de nourrir et d'élever ses enfants * I Puis venaient les femmes employées aux soins intérieurs ; et le vieillard de Plaute

i. /{eceph'ltttf. (Àulu-Gelle, XYII, 6.) C'était un esclave qui ne tombait pas dans la propriété, ni même dans Tadministration du mari.

2. Dotalem servom Sauream uxor tua Adduxit, quoi plus in manu sit quam tibi.

(Plaute, Aiin. I, i, 70.) Cf. Apul. X, p. 227.

3. Bôttiger, Sabiney ou la Matinée d'une dame romaine. Cf. Pasloret, Mémoires cités, p. 367 et passim.

4. Juvén. VI, 347. Rencontrer un eunuque ou un singe était un mauvais présage, qui faisait qu'on se hâtait de rentrer chez soi. (Lucien, Le mauvaiê grammairien, 17.)

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