‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquitéChapitre 47 sur 213 · Balnea nocte petit, couchas et castra moveri Nocte jubet · texte numérisé non relu

Balnea nocte petit, couchas et castra moveri Nocte jubet

(JuYén. VI, 419.) . .adeo impeditse sunt; ancillarum gregem Diicunt secum.

(Téreiice, Ileautont. Il, u.)

2. Juvén. VI, 149; cf. Sén. Ep, xxxi, 9. Dans l'escorte que Milon emmenait avec sa femme à sa villa^ il y avait des musiciens et des troupes de suivantes {pueroi symphoniacot uxoris et ancillarum grege$), U devait y avoir aussi un certain nombre d'hommes robustes, comme le prouva l'issue de la rencontre avec Clodius. (Cic. pro MilonCy 21.)

3. Bibliothecœ, anagnostœ, amamien$es, scriptorei, notarii^ librarii, Voy. Cornel. Nepos, Pomp. AU. 13, etc. Cicéron parle de ce bibliotliécaire infidèle, coupable d'un double vol en se dérobant à son maître avec une partie des livres qui lui étaient confiés. [Ad div. XUI, 77.) Les inscriptions mentionnent fréquemment les eâclaves de cet ordre : scR(i6a et non êervtu) ab epistulis gr^ecis (Doni, YU, 156); sgrwa LiBr.AR. (Gudi, p. 213, 4; C. Inscr. laL t. VI, 6314, 6315); libraru (Murât, p. 947, 7); librarids (Orelli, n. 2873); ubrarius ad manuii (ibid. n. 2874); litteratos graecis et utinis ubrarius partes dixit ccg (ibid. n. 2872). Cette dernière circonstance, bien qu'il soit dit esclave, doit faire conjecturer qu*il était affranchi. Oq trouve dans les inscriptions un Alexander Pylemœnianus, esclave de Caligula, gardien de la biblio-

rer le papyrus ou le parchemin*. Déplus, il fallait se mettre en état de tirer parli de ces richesse. A la simple et mâle éducation de lafumille, on substitua l'éducation étrangère: pédagogues, précepteurs et maîtres de toute sorte s'emparèrent de l'enfant*, maiti'es de nom, mais vraiment esclaves ; et leurs élèves le leur faisaient bien voir. Du reste, quand on avait mal profité de ces leçons si mal reçues, on pouvait acheter de Fëradition toute faite; comme on avait des secrétaires, on eut aussi des savants en propre*. Le riche Sabinus qui, sans savoir même retenir les noms d'Achille, d'Ulysse et de Priam, prétendait à l'érudition, avait imaginé d'y pourvoir par des esclaves dont la science fût à lui comme toute autre partie de leur pécule. Il en acheta donc à grand prix, l'un qui savait Homère, l'autre liôsiode, et neuf autres qui se partageaient les neufs lyriques. U les paya très cher, et cela n'a rien d'étonnant : il ne s'en trouvait pas de rencontre ; on dut les faire sur commande (non invenerat, faciendos locavit). Ainsi pourvu, il les tenait à ses pieds, près de la table, et se faisait souffler des vers qu'il jetait, à tout propos, à ses convives, fort mala-

thè(|ue grecque du temple d'Apollon (C. Inscr. lat, t. VI, 5188), et uu Antiochus. esclave de Tibère, gardien de la bibliothèque latine du même temple (ihid. 5884).

1. GltUinatoreê, malleatores, pumicatbres. Nous ne donnons que des noms ; on trouvera des détails intéressants sur tout ce qui regarde la confection des livres dans la lettre lxxxix de Rome au siècle d* Auguste j par Dezobry, t. IH, p. 410 et suiy.

2. PBiECEPTOR (C, Inscr. lat. t. Y, 4557); paedagogus (ibid. 6529; Orelli, n** 2879, 2880, etc.). Ils sont dits quelquefois affranchis dans Tinscription gravée sur leur tombeau; mais, selon toute apparence, ils étaient esclaves, quand ils remplissaient les fonctions de pédagogues.

5. Pueri litteratissimi (Corn. Nep. Ait, 15); servi litteraii, à qui Serv. Galba dictait d'ordinaire (Cic. Brutus, 2i) ; et ce fameux Tiron « quo

4 adminiculatore et quasi administro in studiis litterarum Cicero

« usus est. » (Aulu-Gelle, Vil, 5, p. 578.) — Mais il appartient à la classe des affranchis où nous le retrouverons plus tard.

ilroilement, comme on le devine, et le plus souvent estropiés. Un plaisant lui conseillait d'avoir aussi des grammairiens analectes (qui recueillent les fragments) ; et, comme il disait que ses esclaves lui avaient coûté un million. — « Que n'as-tu acheté ,lui dit un autre, autant de boites à livres? » Mais notre amphitryon avait la conviction intime qu'il possédait réellement tout ce qu'on savait dans sa maison ^

Les femmes aussi se piquaient de cette science, chère, mais facile. Elles achetaient ou louaient un philosophe, comme une sorte de livre parlant qui dispensait de lire, se faisaient faire quelque dissertation morale, non sans l'interrompre parfois pour répondre à un billet galant, et prenaient le moraliste, avec leur nain et leur singe, dans la voiture qui les menait à quelque rendez-vous*.

11 en fut de même des beaux-arts. Les premiers qui en dérobèrent le secret à la Grèce se firent admirer de Rome ;

1 . i Ille tamen in ea opinione erat ut putaret se scire quod quis- « quam in domo sua sciret. » (Sén. Ep, xxvn, 4,el suiv.) Un autre plaisant lui conseillait de s*occuper aussi de la lutte. — « Eh, le puis-je : A peine ai -je un souffle de vie. — Quelle excuse ! n'avez-vous pas là une foule de robustes esclaves! »

2. «Elles croient que rien ne relève plus leurs attraits que de s*entendre dire qu'elles sont érûdites et philosophes, que leurs vers et leurs chansons le cèdent de bien peu aux vers de Sapho. En conséquence, elles promènent partout la troupe mercenaire qu'elles tiennent à leurs gages, et leur cortège n*est composé que de rhéteurs, de grammairiens et de philosophes. Ce qu'il y a de plaisant, c'est qu'elles ne prennent de leçons qu^au moment de la toilette , pendant qu'on tresse leur chevelure : le reste de la journée, elles n'auraient pas assez de loisir. Souvent, tandis que le philosophe traite à fond quelque question de morale, survient une jeune esclave qui s'approche de sa maîtresse et lui remet un billet de la part de quelque galant. Les discours sur la sagesse demeurent suspendus, et ce n'est qu'après avoir fait réponse à son amant qu'elle revient les entendre, etc. » (Lucien , Dcm mercenaires, 36, t. Il, p. 181 dp la trad. Cf. 34. etc.)

et, parmi eux, on compla des noms des plus illustres ramilles : un Fabius qui peignit le temple du Salut, Tan 450 de la ville (304 avant J. C), et fut surnommé Piclor. Mais, quand la Grôce vaincue laissa tomber dans l'esclavage tant de maîtres plus habiles que les maîtres de Rome, ce travail déchut aussi dans la considération publique*. On laissa Tart, on prit l'artiste: l'architecte pour élever l'édifice, le peintre et le sculpteur pour l'embellir et l'orner de leurs œuvres*.

Aux esclaves consacrés h ces besoins plus ou moins réels, plus ou moins sérieux, il faut joindre les esclaves employés aux affaires: les procurat»*urs et agents désignés par la nature même de leur mandat^; (les matrones aussi avaient leurs procurateurs, fondés de pouvoirs de la femme, subrogés quelquefois au mari*); ceux qui tenaient les comptes, qui prêtaient sur gages ou sur caution*; les esclaves chargés de tel ou tel négoce, marchands de bœufs, de chevaux, etc.* ; les patrons de bateaux (exercitores) ;

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