Lucien, Demonax, 57, et la note 16 à la fm du volume
DU h'OMBRi; ET DB L*£MP.LOI DES ESCLAVES. 129
resla ; raaislesgladiateurs ne paraissent pas avoir été repoussés. L'usage en devint donc général; et il fut, partout, comme à Rome, constant, régulier ^ La loi Julia municipalis a un article sur Tassislance aux jeux'. Toutefois, à Rome, comme dans les provinces, on sentit le besoin de mettre des boines à ces profusions sanguinaires', moins pai* humanité, sans doute, que par une juste défiance du but où elles tendaient. Une loi restrictive de Cicéron était conçue dans cette pensée*. Auguste, après avoir imité les extravagances de César, quand il avait le pouvoir à conquérir*, sembla revenir à de meilleurs sentiments quand il eut à l'exercer. Il mit diverses entraves à la célébration des jeux. Il défendit aux magistrats de faire combattre plus de soixante couples en un spectacle, et d*en donner plus de deux par an , un peu après il en permit trois*; mais de cette réserve il n'usa guère pour lui-même. Le monument d'Ancyre constate qu'il fit combattre, soit en son nom, soit au nom de ses enfants, environ dix raille hommes ^ Tibère se souciait peu de capter par ce moyen la faveur de la multitude % et voulait bien moins encore que d'autres Tobtinssent à son détriment. Il
1. Cicéron (Ad AU, YI, 5) parle d'un fait qui se passait à Laodicée à Tépoque des gladiateurs {gladiatoribus).