‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquitéChapitre 61 sur 213 · Suét. Tib. 54, et la note 17 à la fln de ce volume · texte numérisé non relu

Suét. Tib. 54, et la note 17 à la fln de ce volume

2. f Nam ante non minus tali largitione quam corripiendis pecuniis, a subjectos affligebanl; dum, quœ libidinedeliquerantambitu propugt: nant. » (Tacite, Ann. XIII, 5 et 31.)

r». « Sumplum muneribus gladiatoriis inslituit. > (J. Capitol. Ànlon, Piusy 12.) « Gladiatorii muneris suraptus modum fecit. > (J. Cap. M. AureL 27; cr. 11.) On entend ces deux passages dans'Ie même sens.

4. Suél. Calig. 18; Claud, 21 et 34. Claude avait une passion extrême pour ces sortes de jeux ; il y condamna tous les esclaves qui, sous Caligula et sous Tibère, avaient accusé leurs maîtres; et le nombre en était si grand, qu'il dut faire transporter ailleurs la statue d'Auguste, pour qu'elle ne fût pas sans cesse ou témoin de ces massacres, ou couverte d'un voile. Ou trouvait étrange qu'il craignît de souiller cette image morte par un spectacle dont lui-mAme, majesté vivante, se sentait si peu profané. (Dion, LX, 13, p. 951.)

5 Si les gladiateurs n'eurent point la prééminence, ce fut peut-être jalousie de métier : l'empereur-artiste, qui se donnait en spectacle à ritalie et aux provinces, craignait peut-être leur concurrence, tout en gardant son public sous les verrous. (Suél. Ner. 11 et 12; cf. 23.)

aulre. Us ont bâti le Coltséel Yespasien le commença; Tilus rinaugura par une fêle de cent jours (80 av. J.-C.)S Sous Domitien les jours ne suffisaient plus, on combattait la nuit, aux flambeaux* ; et ce ne fut pas seulement le plaisir des empereurs détestables : nous avons nommé Titus ; Trajan, dont la mémoire est si chère à l'humanité, jetait dans l'arène, en une seule fête, dix mille captifs '.

On entrait alors pleinement dans la politique de l'empire. Le peuple abandonnait volontiers son ancien pouvoir pour les jeux, et les empereurs ne se refusaient point à réchange. Hais les particuliers n'y avaient plus le même intérêt ; et ce mouvement, contre lequel on luttait en vain quand il menaçait la sûreté de l'État ou du prince, se ralentissait de luimême et semblait devoir cesser, alors qu'il entrait dans les vues du pouvoir. Toutefois, s'il n'y avait plus de peuple à gagner, il y eut toujours un maître à satisfaire, et l'empereur n'était point disposé à laisser prescrire cette forme de contribution ; il la maintint donc en la rendant légale. L'usage en diminuait parmi les candidats aux charges : il retendit et le rattacha aux magistratures, et par là il retenait pour le pouvoir suprême, la faveur dont le peuple

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