D. Cass. LXVI, 19; cf. Suét. TU
3. Snét. Damil. A : t S^ectacula assidue magnifica et sumptuosa edi- ■ dit. Venationes gladiatoresque et noctibus ad lycnos; nec virorum € mode pugnas sed et femioarum, etc. »
5. Ce fut au retour de la guerre des Daces : ces jeux durèrent cent Tîngt-trois jours. (Dion, LXVIII, 15, p. 1131.) Adrien se borna à six jours de spectacles. (Spart. Adr, 7.) Commode donna plus de mille combats de gladiateurs. (J. Capitol. M, AureL 19.) Le vieux Gordien^ atant d*étre empereur, donnait douze spectacles par an, un par mois, de cinq cents, et jamais de moins de cent cinquante couples (J. Capit. Gord, 5.) : il avait bien mérité Tempire! On compte encore huit cents couples de gladiateurs au triomphe d*Âurélien (Vopisc. AureL 35) ; six cents aux ffttes deGallien (Trebell. PoU. Gall. 8), et trois cents au triomphe de Probus. (Vopisc. Prob. 19.)
payait ces actes de munificence privée. Aujyrcfois Tédilitë seule avait mission de célébrer ces jeux ; mais pourtant les autres magistrats, qui n'avaient pas moins besoin de s*assurer du peuple pour l'avenir comme pour le présent, ne négligeaient pas ce moyen de succès : témoin Pompée dans le consulat et Brutus dans la préture*. Ce qui leur, était permis alors letir fut imposé. La prélure, dès le règnc.d'AUr gusle, fut investie de ce devoir*; sous Claude on en fit la condition, ou, comme le dit Tacite, le prix de la questure', et celte parole put s'appliquer bientôt à toules les dignités politiques ou religieusesS surtout à celle que nous avions nommée d'abord, et qui, par son caractère, aurait dû s'élever le plus au-dessus de ces conditions de vénalité. Le soin de célébrer les jeux s'y rattacha si étroitement, qu'il finit pdit l'absorber et lui donner son nom. Les préteurs continuaient toujours de présider aux tribunaux comme aux spectacles publics, mais on ne les nommait plus que « donnenrs de jeux, » edilores.
Cette double influence de l'ambition soùs la république et du pouvoir sous l'empire, cette impérieuse avidité d'un peuple qui, maître ou esclave, voulait être amusé de ces
1. a Magnificentissima vero noslri Pompeii munera secundo consuji latu. » (Cic. De off. U, 16) et Plut. Brtdui, 12. Cf. Cic. ?ro Sextio, 58.