Dion, LIV,2, p
3.-,« P. Dolabella censuit spectaculum gladiatorum per omnes annos « celebrandum, pecunia eorumqui qusesturam adipiscerentur . . . Apud « majores virtutis id prœmium l'uerat, cunctisque dvii^, si bonis ar- < tibus fiderent, licilum pelere magistralus . . . Quaestura ex dignitate « caudidalorum aut facililale tribuentium gratuilo concedebatur, donec \ senlenlia Dolabellae velut venundarelur. » (Ann, XI, 22.) C'est la loi qui, abrogée dans les premières années de Néron, fut rétablie par Doluilien. (Suét. Domit. 4.)
4. « Transiit hoc genus editionis ab honoribus mortuorum ad honores « viventium : qusssturas dico et magistratus et flaminia et sacerdotia. • (TerluU. De specl. 12.)
Êtes homicidl^, concoururent à entretenir toujours nom-; breusc la classe des gladiateurs. On les choisissait parmi les plus robustes, prisonniers ou esclaves de traite, et chez les races les plus belliqueuses» asservies ou combattues fit leis Romains. Plusieurs espèces en avaient retenu leur nom : les Samnites (et ce nom se reporte au temps où les Étrusques, roaiti^cs de la Campanic, y avaient introduit cet usage bien avant qu'il eût passé à Rome) ; les Gaulois^ les Thraces, bien d'autres peuples des trois continents y contribuèrent par la suite ; les Blemmyes, les Germains, les Sarmates, les Isaures, etc*. Une inscription est consacrée à un certain L. Didius Marinusqui, après avoir été procu* rafeur de l'empereur en diverses provinces, eut l'intendance, impliquant sans doute aussi le recrutement, des gladiateurs impériaux, une fois, dans l'Asie, la Bithynie, la Galatie, la Cappadoce, la Lycie, la Pamphilio^ la Cilicie,. Chypre, le Pont et la Paphlagonie; une autre fois, dans \^ Gaule, la Bretagne l'Espagne, la Germanie et la Rhétie'. On les tenait dans des écoles (ludiy, sous un régime grossier mais fort (gladiatoria sagina)^ ^ dans les climats réputés les plus sains, à Ravenne ou en Campanie'; et on les dressait, sous des maîtres spéciaux, aux fonctions diverses de leur état : car cet art s'était