‹ Histoire de l'Europe au 16e siècleChapitre 105 sur 119 · MT. IV, CH4P. UÎ · texte numérisé non relu

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l'université d'Alcala (i 5 17)$ Charles-Quint fonda celle 4e 8é ville ( 1 53 1), celle de Compostelle (1 53a), celle d'Oviedo (i536), celle de Grenade (i53^), et celle de Tortose (i/>4o). L'université de Strasbourg (ut fondée en i538 par le sénat de cette ville. Le roi de Danemarck, Frédéric I", fonda celle de Copenhague (i53ç;), tandis que le pape Paul III fondait celle de Macerata, dans la Marche d'Apcône. Albert Ier fonda celle de Kcanigsberg en 1 544- Le roi de Portugal Jean III avait fondé celle de Coïmbre en i54r. Cosme II dota Florence çl'une université (i546); le. cardipal de Lorraine en donna une à la ville de Reims (1 547), au moment où Jacques VI réorganisait celle de Glasgow. Cbarles~Quint,qui en avait tant fondé en Espagne, en fonda une en Sicile, à Messine (i548). Trois ans plus tard, il transporta les connaissances européennes dans le Nouveau Monde, par rétablissement des universités de Mexico et de Lima.

A côté de ces écoles où devait s'instruire la jeunesse, s'élevaient des académies destinées à compléter l'instruction des hommes. Les académies de Florence, de Padoue, de Parme, de Venise datent de la première moitié du seizième siècle. La bibliothèque du Vatican, fondée par Nicolas V, fut agrandie sous Léon, X. La bibliothèque Am-

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broisienne doit une partie de ses richesses au vénérable archevêque de Milan , saint Charles Borromée. La bibliothèque Palatine d'Heidelberg passait pour une des plus riches de l'Europe avant la guerre de Trente-Aps, tes princes enrichissaient à l'envi ces précieux dépôts des connaissances humaines. Le roi de Naples, Alphonsele-Magnanime, ep traitant avec Florence, stipulait que la république lui céderait un beau manuscrit deTite-Live.

Le tableau que nous v nons de tracer suffit pour prouver que, dans une histoire générale du seizième siècle, il serait injuste de mettre toutes les lumières, tout le mouvement scientifique, tout le progrès enfin du côté des catholiques. Ce n'était point telle ou telle nation, telle ou telle Eglise, c'était l'humanité elle-même qui marchait, sous l'œil de la Providence. Nous pouvons le dire, en détournant de son sens une expression célèbre : C'était le monde qui se mouvait.

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