‹ Histoire de l'Europe au 16e siècleChapitre 104 sur 119 · LITTÉRATURE ALLEMANDE · texte numérisé non relu

LITTÉRATURE ALLEMANDE

époque est un cordonnier de Nuremberg, Hans Sachs, né én (494* C'était un tisserand qui lui avait appris à faire des vers et à les chanter. Après avoir joyeusement parcouru l'Allemagne, il revint à Nuremberg, où il passa le reste de sa vie, fidèle à son ancienne profession, et faisant alternativement, souvent même à la fois, des vers et des souliers. Il composa plus de deux cents pièces de théâtre, des fables, des chants lyriques, entre autres le Rossignol de Wittemberg^ en l'honneur de Luther1. Luther fît aussi plusieurs cantiques*, qu'il mit lui-même en musique. Ses pamphlets et sa traduction de la Bible contribuèrent à fixer la langue allemande.

Toutes les nations ne marchaient pas du même pas dans la carrière des lettres ; mais le besoin de la science leur était désormais commun. Partout s'élevaient de nouvelles «universités ; l'électeur de Saxe, Frédéric-le-Sage, avait fondé l'université de Wittemberg (iooa); l'électeur de Brandebourg, Joachim, fonda celle de Francfort-su rl'Oder; le cardinal Ximenès établit en Espagne

(1) Schœll, Cours d'hist. des Etats européens, t. XIII.

(a) Parmi les cantiques de Luther, on cite celui qu'il composa en se rendant à la diète de Worms (i5ai) : Ein /este burg ist unser Gott, le Seigneur est une forteresse.

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