STOCKFLETH EN FAVEUR DES LAPONS
Les privations et les fatigues endurées par Westen dans ses Yoyages missionnaires avaient profondément altéré Sa santé; il souffrait en outre d'une entorse qu'il s'était faite à une main. Néanmoins son désir était de faire encore un Brand voyage dans les stations du Nord: mais l'affaiblissement de ses forces le contraignit d'y renoncer. Toutefois, il ne demeura pas oisif, Pendant les quatre dernières années de sa vie, de 1723 à 1727, l'évangélisation des Lapons fut sa constante préoccupati Mn; il fit même dans ce but
Plusieurs courses dans des localités voisines de Drontheim,
À deux lieues > rette ville se trouvaient Stœr. dale et Merager, habités par des Lapons. Kildal, ayant travaillé à leur Conversion, fit savoir à de Westen qui. éecstaient la parole de Dieu avec attention, et qu ‘rante d’entre eux étaient sur le point d’ernbrasser l'Evangile, L'apôtre des La-
PONS, ACcOMpagné de son ami Skanke, se mit
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aussitôt en route pour les visiter. Ces deux serviteurs de Dieu furent témoins des effets de la grâce dans les cœurs de ces pauvres idolâtres. Voici comment Skanke rendit ec apte de ce mouvement religieux :
« J'ai vu couler leurs larmes en abondance, » au point qu'on eût dit qu’ils allaient se fondre » eux-mêmes, et cela non-seulement à certains » moments, mais pendant toute la journée.
» J'assistais à leurs prières, ct j'ai entendu avec » quelle impétuosité elles jaillissaient de leur » cœur. Non-seulement ils soupiraient, mais ils » demandaient la grâce de Dieu en poussant des » cris. Oh! plût à Dieu que tous ces chrétiens » paresseux et apathiques, qui considèrent ces » choses comme si peu nécessaires, eussent as- » sisté au iraitement spiritue! de ces pauvres » gens! Ils auraient pu voir de quelle manière » le Saint-Esprit exerce sa charge. »
Dans une lettre au Collège, Westen achève de décrire l'œuvre du Saint-Esprit au milieu de cetté peuplade. Il est :urtout intéressant de remarquer l'impression profonde produite sur ces âmes simples par l* prédication vivante de l'Evangile, en opposition à la mort où les avait laissées la pratique de : ‘rémonies chrétiennes dont ils ne comprenaien, pas la portée: « Je m'ar » rache, dit-il, & .e4 des Lapons maintenant » convertis d wrüale et de Merager, Ils ont sé- » rieusement renoncé au diable, et brülent de