‹ Histoire de l'expédition de Russie (volume 2)Chapitre 159 sur 174 · LIVRE IL 4oS · texte numérisé non relu

LIVRE IL 4oS

commencer révacuation du parc de siège dans^ le couraut du mois d'octobre ; pendant tout ce mois (a) , et pendant la première quinzaine de novembre, il conserva les.mémes positions, et resta devant Riga dans une inaction qui ne fut troublée que par quelques affaires d'avantpostes qui eurent lieu en novembre , depuis le remplacement d'Essen par Palucci (6). Par suite de l'une de ces affaires, Fridrichstadt tomba au pouvoir des Russes dans les premiers jours d'octobre , mais fut repris peu de jours après. Le 1 3 octobre les Russes s'en étaient emparés de nouveau. A Diinaburg on avait été attaqué une seule fois ; de la cavalerie avait assailli subitement cette ville sur les deux rives , le 6 octobre ; elle avait été repoussée.

Il est probable que l'entreprise d'Essen aurait réussi si Steinheil avait mis plus de rapidité

(a) A la fin d'octobre, Macdonald reçut une lettre d'un aide de camp de Moreau qui arrivait depuis peu de- New-Yorck. Cet aide de camp lui mandait qu'il avait à lui communiquer des choses de la plus haute importance , et qu'il désirait qu'elles ne fussent connues que de hii et de l'empereur de Russie. Macdonald lui répondit d'écrire par les avant-postes-, et envoya à Napoléon copie de la lettre qu'il avait reçue et de la réponse.

ib) Le lieutenant général marquis Palucci avait remplacé Ëssen à la fin d'octobre.

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dans sa marche. Ce général , étant parti le 2S de Dalenkirchen , et n'ayant eu vis-à-vis de lui qu'un fatt>le détachement , aurait dû atteindre l'Aa le 27 , et s'emparer le 28 au matin de Runthaï. Il aurait sans doute pu conserver ce village assez long-tems pour enclouer le tanon , faire sauter les poudres et brûler les voitures. Lea premières dispositions d'Yorck furent bonnes et sauvèrent le parc ; en abandonnant Mitau pour marcher avec tout son monde à la rencontre de Steinheil , il lui de>iiit supérieur en nombra ; il commandait l'élite de l'armée prussienne ; il devait donc , le 29 , accabler le gé-» néral russe , et , ne l'ayant pas fait , il le devait encore le 3o , au lieu de repasser sur ht rive gauche de F Aa ; mais il ne tira aucun parti des avantages de sa position. Le retard (|u'a|^orta Macdonald à quitter Diinabnrg fut la première cause des dangers que courut le parc de siège; il aurait dû se réunir à Yorck aussitôt après avoir été instruit de l'arrivée de Steinheil , et faire ensuite marcher dix mille Prussiens , par la rive gauche de la Dwina , au secours de Saint-Cyr , lorsque Steinheil quitta Riga pour se diriger sur Wittgenstein (a). Il lui serait

{a) Cette mesure , si utile sous le rapport militaire , l'aurait été aussi sous le rapport politique.

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