LIVRE I. 2J
sîye(a). En vertu de ces deux traites , Napoléon , se disant menacé parla Russie , demanda à F Autriche le secours convenu, et exigea de la Prusse un nombre à peu près égal de troupes.
UËurope entière semblait devoir prendre part à la lutte qui allait s^engager. Napoléon disposait en msdtre de tous les pays qui composaient Tempire français, de ceux qui for^ maient la confédération du Rhin , de Tîtalie , de rillyrie , de la Dalmatie et du grand-duché de Varsovie. L'Autriche , la Prusse , la Suisse et le Danemarck étaient ses alliés. La coopération de la Turquie , alors en guerre avec la Russie , lui semblait assurée , et il espérait obtenir celle
» TAutriche envers la France , TAutriche était menacde par V la Russie , S. M. Fempereur des Français regardera cette at- » laque comme dîngée contre lui-même , et commencera im- » médiatementles hostilités.
V 9. La Porte -Ottomane sera invitée à accéder au traité y» d'alliance de ce jour.
» 10. Les articles ci-dessus resteront secrets entre les deux » puissances.
» 11. Us auront la même force que s'ils étaient insérés dans » le traité d'alliance , et ils seront ratifiés et les ratifications » échangées dans le même lieu et à la même époque que celles 1» dudit traité.
» Fait et signé à Pari», le i4 mars 1812. »
(a) Le premier traité est du i4 mars 1812, et le second du a4 février 1812.
de la Suède , en lui promettant le recouvremeiït de la Finlande, et avec Taide de Bernadette , «on ancien compagnon d'armes^a).
La Russie n^avait point d'allié ostensible, mais elle comptait sur F Angleterre , -qui luttait depuis plusieurs années contre Napoléon, et avait puissamment secouru tous les ennemis de ce conquérant; elle négociait avec la Turquie une paix qu'elle citerait acheter par quelques sacrifices, et se flattait de contracter une atliance avec la Suède, ulcérée de la conduite despotique de Napoléon à son égard , et surtout de l'invasion de la Poméranie. Enfin l'Espagne et le Portugal opéraient, par leur héroïque résistance , une puissante diversion en sa faveur.
Dans les premiers jours de juin, l'armée entière eut dépassé la Vistule; le corps autrichien était stationné en Gallicie , dans les environs de Lemberg ; le corps prussien , dans la vieille Prusse , sur la rive gauche du Niémen ; les autres corps occupaient la rive droite de la Vistule depuis la Gallicie jusqu'à la mer Baltique.
Napoléon partit du palais de Saint-Cloud, le 9 mai 1 8 1 2 , pour se rendre à l'armée ; il se
(a) La Suède avait cboisi ce général pour héritier présomptif 4e la couronne.