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courir de Wrede , selon la nécessité ; la cavalenie légère était en avant de Polotzk , dand Fangle formé par la Dwina et la Polota. Le deuxième corps avait pris position à gauche de de Wrede ; il occupait tout le terrain depuis le village de Spas jusqu^à la Dwina. La division Doumerc (de cuirassiers) était en réserve. On avait établi des batteries sur la rive gauche du fleuve, pour prendre de flanc les troupes qui tenteraient d^attaquer de ce côté.
Wittgenstein , ayant débouché dans la nuit du i6 au 17 , par les routes de Pétersbourg et de Néwel, enveloppait entièrement Oudinot sur la rive droite de la Dwina ; mais il n'avait sur la rive gauche de la Polota que des partis de cavalerie légère. Ne pouvant attaquer Vaile gauche des Français sans s^exposer à être battu de flanc , et à revers par les batteries qu'ils avaient au delà de la Dvnna , il se décida à attaquer leur centre. Ses efforts furent dirigés sur le village de Spas et sur la partie de la ligne de bataille comprise entre ce village et la route de Pétersbourg , ou se trouvaient de Wrede et Legrand. Ces deux généraux eurent à supporter l'effort de presque tout le corps de Wittgenstein. Le village de Spas, pris et repns plusieurs fois, finit par rester au pouvoir
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des Bayarois ; la division Legrand ftit inébran-^ lable ; la nuit sépara les combattans ; ils bivoua^ quèrent en présence. Oudinôt , quoiqu^il eût été blessé assez grièvement , conserva le commandement. Il pensa que la prudence exigeait qu'il évacuât Polotzk, et repassât la Dwina; il fit donc sur-le-champ commencer ce mouvement h la cavalerie et à l'artillerie , et convoqua le soir même un conseil de guerre , dont la majorité partagea son opinion. On assure que Saint- Cyr fut du nombre de ceux qui opinèrent pour la retraite; mais le i8 août, au matin, Oudinot ayant été obligé par suite de sa blessure , de lui remettre le commandement, il changea d'opinion. Les équipages , la cavalerie et l'artillerie avaient déjà repassé le fleuve , lorsqu'il prit le commandement. Wittgenstein ne l'ignorait point , et s'attendait à voir le reste de l'armée française suivre ce mouvement. Saint-Cyr n'ér pargna rien pour entretenir l'erreur du génét'al russe ; à une heure de l'après-midi , il fit défiler les équipages, escortés de quelques troupes , par le chemin de Polotzk à IJla , que l'on distingue parfaitement de la rive droite du fleuve ; mais dans le même tems la cavalerie et l'artillerie repassaient sur cette rive, et y prenaient position. Le général russe , persuadé que les Fran-