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totaiiie de ses forces , qui s^éleTaient à quarante deux mille hommes (a) , tandis que son adversaire , privé de Tune de ses divisions , ne disposait qi^ d'environ trente mille hommes.
Sdbwartzenberg , dans la soirée du 1 1 , se trouva en présence du général russe , et prit position le long du marais , depuis Gorodeczna jusqu'à Podubnié ; le corps autrichien occupait le premier village ; Rèynier , avec les Saxons , le second. Ce général ayant remarqué que le 4itemm qia traverse le marais devant Podubmé n'était gardé que par de la cavalerie , s'en empara , et établit un poste à l'extrémité du côté de l'emiemi. Ije lendemain matin , Tormassof fit attaquer ce poste , força bientôt les Saxons à repasser le marais, et plaça une p&rtie de ses troupes ea observation vis-à-vis de Podubnié. Telle était la position des deux âunmées lorsque JSchwartzenberg se décida à tourner son adversaire ; il augmente le corps de Reyoier de deux brigades, l'une d'infanterie, l'autre de cavalerie , lui ordonne de remonter jusqu'au delà de la naissance du marais et de marcher à l'ennemi en traversant le bois ; il le fait remplacer
{a) De ces quarante-deux mille hommes , vingt-neuf miUe appartenaient au corps autrichien et treize mille au septième corps.
i48 EXPÉDITION DE RUSSIE.
àPodubnic , par la division Siégenthal. Vers dix heures du matin, Reynier déboucha du bois, en arrière de la gauche des Russes ; son arrivée surprit Tormassof, qui, ne «^attendant point à être attaqué de ce côté , n'y avait qu'un détachement de cavalerie en observation. Il y conduit - en toute hâte une partie des troupes qui étaient vis-à-vis de Podubnié , et attaque aussitôt Reynier ; mais il ne pût Fempêcher de déboucher. Les deux généraux augmentant successivement le nombre des troupes engagées, le combat devint sanglant et anime. Reynier était déployé en avant du bois, il étendait sa droite jusqu'à une petite portée de canon de la route de Kobrin , la seule par laquelle le général russe put se retirer. On se battit avec acharnement, et avec des succès variés tant que le jour dui-a : quelques attaques directesde Schwartzenberg , pour franchir le marais devant Gorodeczna, échouèrent à cause de la difficulté des lieux, et loin de former d'utiles diversions, contribuèrent à rassurer les Russes sur ce point Enfin, à la chute du jour, Reynier fit un dernier effort contre la droite de son adversaire ; il fut secondé par un régiment autrichien , qui parvint à franchir le marais au dessus de Podubnié , dans un endroit où il était moins fan-