‹ Histoire de l'expédition de Russie (volume 2)Chapitre 63 sur 174 · LIVRE L i4y · texte numérisé non relu

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geux; cette attaque eut d'abord du succès , mais la nuit sépara les combattans. En conservant sa position , Tormassof se serait expose , si Reynier eût reçu de nouveaux renforts , à être acculé au marais ; il profita donc de là nuit pour se retirer sur Kobrin.

Les deux généraux eurent plusieurs fautes à se reprocher. Schwartzenberg ne devait laisser à Gorodeczna et à Podubnié , que les troupeS' nécessaires pour garder ces deux points , et devait se diriger en personne avec le reste de ses troupes , de manière à déboucher du bois au point du jour; il forçait alors Tormassof à une retraite précipitée , où l'enfermait dans le rentrant que forme le marais devant Gorodeczna.

Tormassof manqua de prévoyance en ne poussant pas de reconnaissance sur sa gauche jusqu^au delà du bois , et il aurait dû , au lieu de ne conduire que successivement des troupes contre celles qui débouchèrent de ce bois , culbuter d'abord les premières qui parurent. Depuis, lorsqu'il s'aperçut qu'il n'était attaqué que par la moitié , environ , de l'armée de Schwart' zenberg, il devait ne laisser à la chaussée de Gorodeczna, que les troupes strictement nécessaires pour la défendre, et se porter rapi-

' f5o EXPÉDITION DE RUSSIE.

dément avec le reste sur Vextréme droite de Reynier , afin de l'accabler. L'armée du général français , prise ainsi de flanc par des forces supérieures , aurait indubitablement été refoulée sur la partie du marais qui se trouve entre Pcdubnié et le bois. Si cette opération avait été conduite vigoureusement, Reynier aurait été obligé de se retirer à travers le bois et le ma- . rais , après avoir perdu son artillerie et une partie de son infanterie et de sa cavalerie; Schwartzenberg aurait été témoin de son désastre sans pouvoir le secourir.

Tormassof repassa la Muchawetz à Kc^nrint et continua son mouvement rétrograde sur la Wolhinie : ce général savait que l'armée de Moldavie (o) était en marche pour se réamr à lui ; par cette raison , et aussi parce que son adversaire , déjà scipérieor en forces j avait été joint par une brigade polonaise depuis kl bataille de Gorodeczna , il évitait avec soin de sVngager sérieusement.

Schwartzenberg passa la Mucbawetz à Kobrin et à Brezesc-Iitowski, et occupâtes routes qui conduisent de ces detix viUes à Lutzk ; le

(a) L'armëe de Moldavie était «îeveatte Aispotiîble |>»r sufte de la paiic qo» la Ritssie venait de coiuclure »v«c laTfur^ie.

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