‹ Histoire de l'expédition de Russie (volume 2)Chapitre 66 sur 174 · LIVRE I. i · texte numérisé non relu

LIVRE I. i

ser à la garde, et il était tOBJours inférieur ^ cavalerie régulière et en cavalerie d'élite ; qoant à sa caTalerie irrégulière > elle ne pouvait rendre que peu de service un )<mr de bataille. Indépendamment de ces raisons tirées de Fétat des choses , on peut ajouter que le passé lui montrait Napoléon rainqueur dans toutes les batailles qu^il avait livrées; qu'il le voyait s'éloigner de ses communications , de ses magasins ^ perdre une partie de ses troupes par les privations et les fatigues , dans l'espoir d'en venir aux mains. De pareils samlices pour obtenir ce résultat, témo^naient assez qu'il se croyait certain de la victoire. Tout contribuait à inspirer au général russe de justes craintes ! aussi est-il louable de n'avoir pas mis son plan i exécution. Enfin )e dois le répéter : un succès ne le débarrassait pas de son ennemi , un revers pouvait {Songer la Russie dans l'abîme.

Aussitôt que Napoléon fut instruit du combat d'Inkowo , il ordonna k Murât et à Ney,

force de Vannée française en q[uestioiniant hs prisonniers^ i cause de JKirrëguiantë aiiec kçidle étaient formés les drvi* Aonset les régimens. Les divisions d'infanterie comptaient depuis deux yusqu'à quatre brigades , et les régimens depuis deut puqu'à six bataillons. Les mêmes réflexions s'appliquent aux ilfvîakms et aux régimens decavaleiie.

iS& EXPÉDITION DE RUSSIE.

d'opposer de la résistance à l'ennemi , afin de le retarder; à Eugène et aux trois divisions du premier corps , de se diriger sur Lioszna ; à la garde de se tenir prête à marcher. Davout , prévenu de ces dispositions , devait , dans le cas où l'ennemi prendrait sérieusement l'offensive ^ réunir son corps et ceux de Poniatowski et de Junot à Rasasna et à Liubowiczi. Au reste »

quelle que fût la conduite du général ennemi , Napoléon , ayant mis ses troupes en mouvement, était décidé à reprendre le cours de ses> opérations; ainsi, la tentative de Barklay ne produisit d'autre effet que de hâter de quelques jours l'exécution des projets de son adversaire.

Dès que Napoléon se fut assuré que le mouvement de Barklay n'aurait pas de suite, il donna à ses troupes de nouvelles directions, dans le but de les réunir sur la rive gauche du Dnieper, afin de marcher ensuite sur Smo^ lensk. Les points où se trouvent les villages de Basasna et Khomino , furent désignés pour y effectuer le passage du fleuve ; ils sont situés sur la rive gauche, le premier à deux journées d'Orsza, le second trois lieues au dessus du premier.

Le corps de Davout fut réuni , le 1 3 , à Rasasna , pour y protéger l'établissement des ponts ;

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