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îiot et les corps de la garde qui n'avaient point suivi Napoléon , avaient aussi conservé leur position. Eugène arriva dans le courant de la journée , et s'arrêta à une demi-lieue de Smolensk , près de la route de Krasnoi.
Cependant Ney, secondé par la division Morand , était parvenu à éloigner les tirailleurs enr nemis et à jeter des troupes sur la rive droite ; on put dès lors travailler à rétablissement des ponts ; ils furent terminés à trois heures du matin , et letroisième corps passa aussitôt (19 août). Murât suivit ce mouvement en traversant ce fleuve à gué. Dans le même tems , Junot remontant le Dnieper jusqu'à Prudiszi , village situé à deux lieues de Smolensk, y fit travailler à la construction d'un pont.
Napoléon , ignorantla direction dans laquelle Barklay opérait sa retraite , envoya Grouchy sur la route de Pétersbourg , avec ordre de la quitter à Stabna , pour prendre celle de Duchowsaôiia , par laquelle il supposait que Barklay pouvait s'être retiré. Korf effectuait sa retraite sur la route de Moskou. Murât et Ney l'y suivirent ; ils le rencontrèrent à une lieue et demie de Smolensk , en position sur des hauteurs qui bordent la route.
L'armée russe était encore engagée dans les
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chemins de traverse , dont nous venons de parler. Barklay avait besoin de la journée entière et d'une partie de la nuit pour déboucher avec sa colonne à Brédichino ; il fallait donc qu'il retardât les Français , afin qu'ils ne pussent atteindre ce village que le lendemain. C'était dans ce but que Korf avait pris position ; mais il ne put tenir que deux heures ; il se vit contraint de se retirer devant des forces supérieures , et toujours croissantes. Barklay sentit la nécessité d'opposer sur-le-champ une vive résistance à la marche des Français ; il fit donc rétrograder successivement les troupes de la colonne avec laquelle il marchait , et se rendit à son arrièregarde, pour diriger en personne les opérations.
Korf, après s'être retiré sur Walutina-Gora , repassa la Kolodnia , ruisseau fangeux que l'on rencontre immédiatement après ce village , et qui traverse la route pour aller se jeter dans le Dnieper. Il fut joint derrière ce ruisseau par une division d'infanterie ; mais ce renfort ne put arrêter les Français ; la division Razout , qui mar* chait à l'avant-garde , ayant franchi le ruisseau , attaqua les Russes et les repoussa. Junot , passant alors le Dnieper à Prudiszi , se trouvait placé à une lieue du flanc gauche des Russes ; il prit po-