LIVRE IV. 29g
rie ; le nombre des militaires isoles était presque aussi grand.
Tandis que Ton jetait ainsi des troupes sur la rive ennemie , Ton travaillait à la construction de deux ponts ; ils étaient situés vis-à-vis de Studianka, et éloignés l'un de l'autre d'environ cent toises ; celui de droite n'était destiné qu*à l'infanterie et à la cavalerie ; l'autre , plus large et plus solide , l'était en outre à l'artillerie et aux voitures. Les glaces couvraient entièrement la Bérézina en plusieurs endroits , mais vis-à-vis de Studianka , ses bords seuls étaient gelés. Le lit de cette rivière était vaseux et inégal , son cours lent ; elle chariait des glaçons. On reconnut qu'au lieu de quarante toises de large elle en avait cinquante-quatre , et que sa plus grande profondeur était dé six pieds ; ainsi les difficultés à vaincre se trouvèrent plus grandes qu'on ne l'avait calculé. Napoléon hâtait les travaux par sa présence; ils marchaient trop lentement au gré de son impatience; le dévouement des pontonniers dans cette circonstance vivra aussi long-tem»
corps aussitôt qu'il eût eu du contact avec la partie désorganisée de Tarmée de Moskou , et â cause de celles que fit le deuxième corps pendant la journée du 26 , et de celles enfio qui s'opéraient journellement dans le reste de l'armée. Voici
3oo EXPÉDITION DE RUSSIE.
que le souvenir du passage de la Bérézina; quoîqu^affaiblis par les maux qu^ils enduraient dequelle était la répartition de ces vingt-huit mille sept cents combattans :
DÉSIGNATION
des CORPS d'armée.