LIVRE IV. Syî
que suivit Parmée dans sa retraite, et cette guerre si funeste à la Lithuanie lui fut même* profitable ; elle dqt sans doute son salut à la solidité de $es maisons et de ses édifices (a) , à la présence d'officiers chez la plupart des habitans , et surtout à la police sévère qui l'avait régie jusqu'alors, et dont; l'effet agit encore au miUeu de ces déplorables circonstances. Wilna contenait , au moment où Ney l'abandonna (6), environ vingt mille personnels , blessées, malades ou mutilées par la congellation; les efforts inouis qu'ils avaient faits pour atteindre une ville QÙ ils espéraient trouver les secours que réclamait leur état,. avaient achevé d'épuiser l^ars foçce^<. . .
Jjà fuite de l'armée ^depuis le départ dé Wilna, deviûtîWCOre plus rapide. Murât poussa le ïo jusqu'à ,Iiwé , et le 1 1 , à sept heures du soir, il atteignit Rum^ziki ; la garde et les maréchaux ^'y arrêtèrent , mais de 3a fiersonne , il Continua sa mard^ ^ur: Kowno , où il arriva à minuit.. Cette vill^j ccmtwait dôs^ magasios très-comi-*^ dérables et deux millions et demi d'argent monnoyé , qu^on n'avait pas eu la précaution de
[a) Les maisons et tous les bâtîmens publics de Wilna sont bâtis en briques.
(b) Je dis au moment oii Ney abandonna Wilna , parce que chaque jour voyait péirir un grand nombre d« ces malheureux.
faire éyacuer. Elle tétait à peine à Tabri dW conjp de main , surtout d<epais que le Niëâtén et la Wilia ëtaient gelés; elfe contenait quarante-deux bouches à feu, dont vingt-cinq attelles («), et avait une garnison de troupes allemandes de nouvelles levées , qui ne s'élevait pas à quinze cents hoikimes. Murât songea d'abord à conserver Kovi^o jusqu'à ce que Fennemi montrât de l'infanterie, mais il en re^ connut bientôt l'impossibilité. Le Niémen étant gelé n'opposait auciiin obstacle; ainsi Kowno, et la garnison insuffisante qu'on aurait pu y laisser, auraienl bientôt leté cernés et forcés de capituler. Vit-on jamais sehiblables vicissitudes! Les débris des cin^^cént mille hommes qui naguètie avaient pias^ le Niémenen vainqueurs , le repaistoiiént àt^out^liirî poursuivis par un détachement de cavalerie. Murkf conçut toutefois l'espoir que Ney- pourrait se maint^gnir à Ko^nb pendant les jotenees du ï3 et du i4 > l^ais'il Jetait décidé It rè)pÀrt$r le lendemain , dé ^a persbntt^, aVèeià>gardé. Dans
{a) SeizQ des vio^t^in^}^ouqbe6:à,£e«-f|uif7ffeâ^eaQt attfljt^efi. appartenaient à la division Loison ; elles étaient en route pour rejoindre cette division lorsque l'armée abandonna Wilna. Murât les rencontra k Ewë, et les fit rétrogracler aussitôt^, convaincu que s'il les attachait à l'arrière-garde elles tomberaient au pouvoir de reigieiQi sans que Ton pût les. utiT liser..