‹ Histoire de l'expédition de RussieChapitre 160 sur 184 · LIVRE IV. 37S · texte numérisé non relu

LIVRE IV. 37S

Taprès midi, neaf bouclieft à feu furent placées près d'Âlexioten , sur la hauteur qui domine Kowno ; le soir , ta garde vint y bivouaquer.

Tchitchagof s'était arrêté à Wilna. Platof seul poursuivait les Français avec ses Kosaques y quelques régimens de cavalerie et quinze bouches à feu sur traîneaux* Mey, sans artillerie , sans cavalerie , voyant périr chaque jour une partie de sa faiUe arriérer garde, débordé continuellement par la cavalerie de Tennemi, c«monné par son artillerie , ne put retarder la poursuite ; il fut obligé de marcher sans relâdie. ht 12 , à deux heures de Taprès midi, la gaarde, et toute la foule qui Raccompagnait pour «1 être protégée , atteignit Kowno. Cette ville, 4<^à remplie de militaires isoï^, sç trouva dès icirs encombrée sur tous les points. Bientôt le plus grand désordre s'y manîffesta; les maga:sins furent ^llés, et des incendies se diEclarè- Teïit^tt {dusieurs endréits. Le 1 3 , à cinq heures iltt matm^ M^rat quitta Ko<«mo ^ se dirigea sur ><3riiii&i»ien avec la garde et quatre des »eMf bouches à (eu qui étaient. Sni' la hauteur d' Aleidoten ; il laissa nn ÙMè ^détachement avec les cinq autres pièces , pour occuper cette hauteur .

Ney, qui s-était arrêté le 12 au soir a l'entrée

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du défilé de Rumsziki , s^était mis en marche le 1 3 , avant le jour , et arriva à Kovmo dans la matinée avec mille combattans qui lui.restaient encore. Pendant les trois journées qui venaient de sVcouler,la neige tomba avec abondance; le froid continua à être aussi rigoureux ; les mêmes calamités. accablèrent l'armée, et furent augmentées encore par une plus grande rapidité dan3 les marches.

Ney y loin de pouvoir conserver Kowno pendant deux jours , ne parvint à. s'y maintenir jusiqu'à la nuit qu'en développant une énergie extraordinaire. Il régnait dans cette ville., embrasée en. plusieurs endroits , un d;ésordre et une confusion extrême; le pillage des magasins, d'eaude-vie y avait beaucoup contribué. Les rues étaient remplies de soldats ivres et dés cadavres de ceux que la congellation avait atteints.. La plupart des saldats qui avaient jusqu'alors conservé leurs armes, s'étaient débandés pour piUer ou pour se mettre à l'abri dans les maisons. Tel était l'état des choses , lorsque Platof,. ayant oc- .cupé la hautçur d'Alexioten (û), où il plaça une batterie , attaqua vers deux heures de l'après midi. Il c;aaoniia en niéme tems le pont sur le

(a) Le détachement et la batterie que Murât avait laissés sur k hauteur d'AleziotenaYaient effeclué leur retraite.

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