LIVRE IV. Î
Niémen, celui sur la Wilia et la porte de Wilna. Dans ce dernier endroit , les pièces de position avaient été enclouées par suite à'un malentendu, et quatre-vingt recrues, diargées de la défense de ce poste, s^enfuirent L^eh* nemi , n^éprouvant aucune résistance sur ce point , fit mettre pied à terre à un détachement , pour le faire pénétrer dans Kowno ; maisNey ^ secondé, par Gérard, parvint à réunir quelques soldats , à mettre quelques canons de bataille en batterie sur le rempart, et à repousser Tennemi , résultat qu'on doit plutôt attribuer àFaudace du général français qu'à ses fprces réelles. Dans le même tems , Marchand {a) parvenait aussi à rassembler quelques soldats , et attaquait la hauteur d' Alexioten , dont il s'empara , mais il ne put s'y maintenir. La nuit vint' tirer Ney d'une position si critique ; l'ennemi occupait alors toutes les routes qui aboutisr saient à Kowno, excepté celle de Tilsit, par la rive gauche du Niémen. La retraite devenait urgente ; Ney. l'effectua à neuf heures du soir, ^rès avoir détruit tout ce qui existait encore en approvisionnemens,^ en matéri^ d^artillerie,
{a) Les gënëraux de division Gérard et Marchand avaient 4të mis sous les ordre» de Ney |K)ur le seconder dans la défense de Kowno«
et après aroir mis le feu aux ponts du Niémen et de la Wilia. Il ne lui restait plus que deux cents hommes armés, avec lesquels il voulut d*abôrd prendre la route de Gumbinen par Alexioten et ScWance , ainsi qu'il lui avait été ordonné ; il espérait, à là faveur de l'obscurité de la nuit, ^cacher la faiblesse de ses moyens; mais le soldat, accablé de froid et de f ati]^e , se refusa à aborder franchement l'ennemi. Ney remorita donc le Niémen, et prenant h gauche , à travers la forêt de Pilwiski , se dirigea sur Schirwindt; où l'on trouve une grande route qui conduit à Gumbinen* Il fut obligé d'abandohner dans la forêt Tartillerie de la division Lôtéon qu'il avait t;mmenée.
Le 1 4, rarmée ne comptait plus eh combattant que quatre cents hommes de l'infanterie de la vieille garde et six cents hommes de la cavalerie de îa garde , en y comprenant les régimens de marche qui y étaient réunis. Les corps iïtaient représentés par leurs aigles escortes par quelques, officiéï^ et sous -officiers (i4) ; toute l'artillerie fe i'éduisart aux neuf bouches à feu qu'oïl avait emmenées dfe Kô^iJvno (^).
(a) De tous les corps quravaient pénétré 3 QS(ju*à Môskbu , ou qui s'étaient réunis à Farinée de Moskou, il n'y eut que le