‹ Histoire de l'expédition de RussieChapitre 163 sur 184 · LIVRE IV. 38i · texte numérisé non relu

LIVRE IV. 38i

berg sur Slonim. Le corps de Hertel, qui, de Minsk, se dirigeait sûr Slonim, étant insuffisant pour tenir tête aux Autrichiens, Kutusof mit sous le commandement de Miloradowitz deux corps d*infanterie et un de cavalerie , et lui ordonna de se porter avec ces forces réunies par Wolojin sur Grodno ; son but , en menaçant ainsi le flanc gauche des Autrichiens, était de les forcer à la retraite. Il continua , avec le reste de son armée , à suivre la route dévastée de "Wilna ; son quartier général avait été le 7 décembre à Malodeczno , le 8 à Smorgoni , le 9 à Oszmiana , et il fut le i3 à Wilna. Le i4 décembre Tchitchagof quitta cette ville pour se diriger par N o woi-Troki sur le Niémen ; il atteignit ce fleuve le 1 8, et prit ses cantonnemcns dans les environs de Gezna et de Prenn. Le i6 , l'armée de Kutusof fut réunie à Wilna et dans les environs , et y prit des cantonnemens. Wittgenstein , laissant Wilna à gauche, se dirigea par Rossiena sur Tilsit , pour tâcher de couper la retraite de Macdonald.

Kutusof pensa que l'état de son armée exi geait qu'il s'arrêtât. La rigiïeur excessivie du froid, la continuité des marches et des bivouacs , et les privations éprouvées sur la route dévastée qu'il venait de suivre , lui avaient causé

de telles pertes?, que cette acmée encore si nom- Ibreuse et si belle au combat de Kra$noi , ne comptait plus maintenant que trente-cinq mille hommes. Peu de jburs^près Tarrivée des Russes à "Wilna , dix-huit mille de leurs malades , dont une partie Tétaient par suite des accidens occasionés par le froid, encombraient les hôpitaux. L'armée russe était alors réduite à cent mille combattans , répartis ainsi qu'il suit :

homme».

Armée de Kutusof. 35,ooo

Idem de Wittgenstein. ..... i5»ooo

• Idem de Tchitchagof. i5,ooo

Corps de Sacken, Hertel, etc. . 25,ooo

Garnison de Riga 10,000

Total 100,000

lie froid excessif qui s'était fait sentir depoii» le 16 décembre avait été plus funeste aux Français qu'aux R«sç5 ; mais, sous le point de vue militaire, il fut favorable à Napoléon ; en effet, s'il fit périr un plus grand nombre de soldats dans l'armée française , la plupart auraient succombé un peu plus tard , ou seraient tombés entre les mains d^ l'ennemi. Dans l'armée russe , au contraire , le froid n'atteignit que des

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