‹ Histoire de l'expédition de RussieChapitre 176 sur 184 · LIVRE IV. 4og · texte numérisé non relu

LIVRE IV. 4og

Russes, que la neutralité de F Autriche ; mais Schwartzenbergleur avait été beaucoupplnsnuisible depuis qu'ils étaient entrés en pourparlers avec lui par les retards qu'il' leur avait fait éprouver , que s'il eût été leur ennemi déclaré. Depuis le passage de la Bérézina , Ton avait continué à faire de grandes fautes de part et d^autre. Napoléon , s'étant persuadé qu'il pourrait s'arrêter à Malodecsmo , puis à Smorgoni ^ enfin à Wilna , n'avait fait faire de distributions qu'aux militaires qui étaient restés aux drapeaux ; il avait ainsi causé la mort d'un grand nombre de soldats, dont une partie , si on leur eût donné des alimens, auraient atteint le Niémen , et en ne détruisant pas les magasins de Smorgoni et de Wilna , on avait rendu à l'armée russe le plus grand de tous les services. Napoléon aurait dû faire étaler, de chaque côté de la route , tout ce qui se trouvait dans les magasins de Smorgoni , surtout le biscuit , et détruire ce qui n'aurait pu être emporté. On aurait dû prendre les mêmes mesures à Wilna , car il était trop évident , après le désastre de la division Loison , et ayant laissé tomber les magasins de Smorgoni au pouvoir de l'ennemi, qu'on ne pourrait s'arrêter à Wilna. Quel jeu bistarre de la fortune ! Ces immenses

4io EXPÉDITION DE RUSSIE.

m^asins , réunis avec tant de peine et de soins ^ ne furent 4'^ncune utilité à rarraée française ^ et sejrvirent a alimenter Tannée ru^se.

Napoléon laissa ^e^ garoisoni»' dans le^places^ qui a voisinant la, y istule, parce qu^il conservât l'espoir de reprendre bientôt Voffcnsiive et 4e r^oneaer s^ am^ées su^ ce fleuve. Cet espoir ëtait-ril fo^dé? je ne le pense pas. Quoi qu'il en «oit, ce iu^ ui^e faute incontestable de Ijaisser dans^ Dant^ tjrçmtehsiii; raille ho940M r forces pLu$ que dou))^if de celles (juUl ^tait nécjessaire d'y laisser, surtout ..djais la saison où Ton se trouvait*

On ayi^ queKutJusof , pendant la retraite de Tannée frança^ ^ ^"^^it suivi jusqu'à Rado^zr Icowiczi des cheiA^n^ de traverse , afin de pouvoir aliînepter aoa a^rmée.Depuisce viUsige jusqu'à WiJna, il suivit la même route que l'armée française , et ses troupes souffrirent bt^f^ cQup malgré le sie^ours des magasins de Ss»prgq^i; il put s'arrêter à Wilna» p^ce (lue(>, eoiitre toutes les apparences , il y trouva intact les imnaen^s. magl^sina qu'y avaienjt reimi$. les fjrançaisii: La xnarche sur Wihia étiàt iniensié^ ; siiKutusof ;Voulaiit «ontinueJT à suivre jjes débris de l'armée française » il devait se diriger par des chemMiâ de tralverse sur Kowno > ou sur un

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