‹ Histoire de l'expédition de RussieChapitre 27 sur 184 · LIVRE III · texte numérisé non relu

LIVRE III

ses escadrons de service (a). La cavalerie de sa garde devait le suivre ; il avait à peine fait une demi-lieue qu'on entendit un grand bruit de chevaux sur la droite , et tout à coup la plaine fut couverte de Kosaques , qu'un bois et la disposition du terrain avaient cachés d'abord : les escadrons de service se portèrent à leur rencontre pour donner à Napoléon le tems de les fuir; mais trop faibles , ils furent renversés. Les grenadiers à cheval et les dragons.parurent alors , et leur seule présence décida les Kosaques à la retraite : ils Feffectuèrent daiïs deux directions ; une partie s'enfonça dans l'intérieur des terres , l'autre repassa la Luja sur un pont situé près d'un moulia^» i^ une lieue et demie sur la droite de Malojaroslawetz. Cet endroit était celui. où ils avaient paisse la Luja pendant la nuit. La jcaya- Valérie de la garde , ne les ayant poursuivis qu'au trot , afin de ne pas se rompre , ne put les joindre. Platof , en personne , avait dirigé ce hardi coup de main ; il s'était emparé de onze bouches à feu qu'il avait isurprises , avait fait prendre les armes aux premier et quatrième

(a) Napoléon se faisait toujours accompagner paie trois escadrons de sa garde.

corps , et avait été sur le point de s'emparer de la personne de Napoléon (a). Ce même jour, douze cents Kosaques , avec du canon , parorent devant Borowsk , et plusieurs détachemens firent des hourras (A) sur la route , entre cette ville et Malojaroslawetz ; ils y prirent du bagage et quelques soldats isolésj

Napoléon , qui était retourné à Ghorodnia^ en repartit de nouveau à dix heures du matin , et se dirigea sur Malojatoslawetz ; il croyait que la totalité de Tarmée russe était encore en présence , et l'entreprise de Platof contribuait à le confirmer dans cette opinion. Après avoir ^ selon son habitude , examiné attentivement les lieux qui avaient été le théâtre du combat , il parcourut tout le plateau que l'armée russe avait occupé , et revint ensuite à Ghorodtlia , où il n'arriva qu'à cinq heures du soir. Lapcirte d'une journée entière , dans des circonstances

, (fi) On a> de tcmt' teins rsproefaë atn< Fttmçm de mal se girdar ;^ di^ cette circonstance ce fut ISapoléon qui fit la faute d'avoir laisse sans, troupes tout le pays situe à droite de la route.

{b) Pendant Fexpéditîon de Russie, Ton dblittiicle nom de hourra à une surprise de Kosaques, parce que cette troupe ^pousse le cri hourra en chargeant. L'usage ayant consacre depuis remploi de ce nom pour exprimer une charge imprévue de cavalerie légère , j'ai cru devoir l'adopter.

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