‹ Histoire de l'expédition de RussieChapitre 33 sur 184 · LIVRE IH. m · texte numérisé non relu

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le sort de Napoléon était entre les mains de Kutusof.

«rajouterai quelques réflexions sur le corps de cavalerie de Wintzingerode , qui pouvait faire tant de mal à Napoléon , et dont il ne fut question que par la prise de celui qui le commandait L'on se souvient que ce corps était établi sur la route que Napoléon avait le plus d'intérêt à prendre pour effectuer sa retraite , et qu'ainsi il se trouvait très-près de la route de Moskou à Smolensk. Kutusof aurait dû réunir à ce corps dix mille hommes d'infanterie avec du canon ; si Napoléon se retirait dans la direction de Witepsk, Wintzingerode^ étant établi sur sa communication , pouvait lui faire beaucoup de mal ; s'il se retirait directement sur fiknolenêfk , Wint^iingerod^ le devançait sur cette route; ékifin si Napoléon marchait sur Kaluga , Wiïitsdngerode se dirigeait par Mo* jtfisk sur Gjat, eti détruisant tous les ponts. Ce généi^l n-ayant que de la cavalerie («) , n'aui^t pâ s'emparer de ces deu» villes ; mais il les aurait ftii« obscfrver par un détaiehement ^ et autant pi4s posfition â^vee'soti^ eorps entre Gjat et

(a) Les troitf mille recrues que "Vi^intzingerode avait eu quelqu^teiAç S0rf$ 8ettJtàrcè-aVa΀M rejahit l^M-noflée dé- Kuttid<>f. ^

Jukhnow , prêt à devancer l'armée française , soit qu'elle parvînt à se retirer sur Smolensk par la route de Kaluga , soit qu'elle fût contrainte de reprendre la route de Wiazma.

Cependant Napoléoij.ne prenait point la seule mesure qui pût lui offrir quelques chances de salut , celle d'abandonner presque tous ses bagages et une partie de l'artillerie, pour forcer de marche et atteindre Wiazma avec toute la rapidité possible ; il ne voulait rien abandonner , espérant que les fautes de son adversaire le tireraient d'embarras : confiance extraordinaire qui résultait de l'extrême faveur avec laquelle la fortune l'avait traité jusqu'alors, mais que Kutusof avait. aussi contribué à augmenter; car, si Napoléon se trouvait dans une situation désespérée, il ne pouvait l'attribuer qu'à lui seul , aucunement aux bonnes dispositions de son adversaire. La rigueur du climat devait aussi l'engager à se hâter ; la neige couvre ordinairement la terre dans les premiers jours d'octobre et bientôt après l'on éprouve des froids rigoureux : comment alors nourrir ce qui restait de troupeaux, et comment le soldat pourrait-il supporter les bivouacs, étant mal vêtu et réduit pour toute nourriture à la chair des chevaux ? car c'était

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