‹ Histoire de l'expédition de RussieChapitre 32 sur 184 · LIVRE m · texte numérisé non relu

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que le reste des bagages j auraient rétrogradé, par Mojaïsk et Wiazma , sur Smolensk, le tout sous la protection des corps de Mortier j de Junot et des troupes qui occupaient les lieux dVtapes depuis Mojaïsk jusqu^à Smolensk.

Kutusof eut à se reprocher de n'avoir point occupé , avec son armée , la nouvelle route de Kaluga , après le combat de Winkowo , en laissant toutefois sur Fancienne route le nombre de troupes nécessaires pour repousser Murat, et de n'avoir point fait pousser Ae reconnaissances entre lés deux routes de Kaluga k Moskou. Il prit le seul parti raisonnable en se dirigeant en toute hâte sur Malojaroslawetz aussitôt qu'il eut appris que Napoléon marchait sur Kaluga par cette ville. Son but devait être de livrer des combats partiels et non point d'en venir à une bataille ; aussi , si la nécessité donna naissance au combat de Malojaroslawetz , ce fut sans doute l'intérêt bien entendu du général russe qui le prolongea. Il ne put , à la vérité , utiliser sa nombreuse cavalerie , mais il réduisait l'infanterie de son adversaire ; si aguerrie , si manœuvrière , et dont le choc était si terrible, à un combat de pied ferme, pour lequel les recrues russes (3) valaient des vété*

îio * EXPÉDITION DE RUSSIE, rans. Enfin la retraite de Kutusof sur Gonczarowo est louable ; mais il aurait dû faire retirer sur Médyn deux corps d'infanterie et un corps de cavalerie au lieu du seul corps de Platof , et marcher en toute hâte sur Jukhnow avec le reste de son armée , afin de pouvoir devancer Tarmée française , quelle que fût la direction de sa retraite. Quoi qii'il en soit , la position de Kutusôf était aussi favorable que celle de son adversaire était critique , puisqu'une grande route (a) qui passait à Jukhnow le conduisait à Slawkowo , et qu'il avait moins de chemin que son adversaire à parcourir pour atteindre Jukhnow oii Slawkowo. Si Ton considère d'ailleurs que l'armée russe était dans l'abondaisice , que ses chevaux étaient en bon état , qu'elle n^était point embarrassée par ses bagages, ses vivres et ses réserves d'artillerie , qu'elle pouvait ainsi marcher beaucoup plus rapidement que l'armée française , quand même cette dernière aurait abandonné ses vivres , ses bagages et une partie de- son artillerie, on en concluera que

{a) Il n'est pas entiièreDaent vrai de dir^'qu^une grande route conduisait de Gonczarowo à Slawkowo, puisque les deux villages de Gonczarowo et Préobajënaia , distàns d'une journée de marche , ne communiquaient que par un chemin de traverse ; mais ce chemin était fort bon.

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