‹ Histoire de l'expédition de RussieChapitre 35 sur 184 · IT · texte numérisé non relu

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ii4 EXPÉDITION DE RUSSIE.

Smolensk («), fit craindre à Napoléon que Kutusof ne se dirigeât effectivement sur cette

(a) L*officier russe ne pouvait être instruit du projet de Kutusof, mais son dire prouvait que le bruit de la marche sur Smolensk était répandu dans Tarrnée russe ; ainsi l'opinion y était favorable à ce mouvement. Le bruit de la marche des Russes sur Smolensk ou Wiazma était aussi répandu dans Tarmée française, sans doute parce qu'oh la redoutait et qu'on y sentait que c'était le seul parti raisonnable que pût prendre Kutusof. Napoléon fit écrire à Davout, par Berthier, la lettre suivante , qui est presque tout entière relative aux réponses qu'avait fait l'officier prisonnier.

Le prince de Neufchâlel et de Wagram au prince d'Eckmulh ,

« Au quArtier impérial près Mojaïsk , le ag octobre, a deux » Ikinires da matin.

» J'ai réitéré les ordres les plus sévères , prince , pour c[u'on » ne brûle rien. Donnez des ordres de mouvement au prince » Poniatowski , sans quoi ce corps se trouverait compromis. » Le prisonnier que vous avez envoyé ignore la marche de » l'ennemi , puisqu'il ea est séparé du 25 au soir, et qu'il a » été pris le 26 à on^e heures du matin, c'est-à-dire trois M heures après que les avant-postes de l'ennemi avaient pris » connaissance de notre mouvement rétrograde. Si l'ennemi » se dirige sur Smolensk , tant mieux ; tous nos moyens sont » réunis , et nous tonàierons sur ses derrières avec une armée » plus forte que celle que nous lui aurions présentée il y si » huit jours j mais il est fâcheux que des bruits pareils se M propagent, que des aides de camp en parlent ; cela doûne à f> Tarmée des idées ^é la force de l'armée ennemie bien loili

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