‹ Histoire de l'expédition de RussieChapitre 36 sur 184 · LIVRE m. uS · texte numérisé non relu

LIVRE m. uS

yitle ou sur Wiasma, et ne trompât ainsi la confiance qu'il avait eue dans son imperitie. Il se décida donc à forcer de marche > accom«^ pagné seulement de sa garde. Le 29, au point du jour f il traversa les champs de Borodinû ; le soldat, encore transi de froid , attristé par la rigueur de son sort , marchait sans s'arrêter, ne {prenant pas même la peine de jeter un dernier regard sur des lieux si pleins de souve^ nirs. C'était le cinquante^deuxième ^ouf depuis }a bataille » et Vaspect affreux de ces ekasnips de carnage ti'ayaient point changé ; ils étaient encore j4)ncbé8 de cadavres d'hommes et d« cb^^v^aiui^ (a) 9 dont te froid avait arrêté k pu-

» xie la vérité. II f^i4qu^ votre ifiter^^Mf,sQtp \rp9^^f&% » a cru trouver cela dans 1^ réponses cU prisonnier. Il est ^ liors de doute que sî cela était, un officier subalterne n'au- »r«t jm «ft être instn^*. L'èfripcrepi' iera-jpfe i&ht près d«

On ne peut qu'être rempli d'étonnement de voir Napoléon ex^rim^f }e 44sir ^^[1^ l'^«$mi 9e dirige «ur Stm^ask , et &nrr |Mit fi^i^Qinj^r ^ Vaff^ .d# oe cM#iî 4^ faifipns :%\ji |iip«Tflnl qu*il s'attend à être devancé si Tennemi a pris ce parti. Anmiii riment ç'é^k f^ ^hfix^ .f^'il ^xpri^yi^ |i« i4 d^MT. ^is efuf^mt ^Mittiii U ï»iJ^ 4^0» une W^ti^e^ l'4Mii de p«$ mftcén Qhauf t II ^e ^ 9flr^tpeut-Atrfs p9&4Koui^ dftnâ i<«ile r«aiië« 11131 ofSÔBT a»s£z t>onp^{>9^r piotagor ee4^tr. -,

(a) Ix'og^ f^'avait &it entafr^ awQnn 4«i^ CÊi^ms» êts Rusrr ses, et ua« partie seulement de ceuE des Fraufittt ^fnfAÏetiî

ii6 EXPÉDITION DE RUSSIE.

tréfaction , et parsemés d^armes , de hamois , d^habillemens et de tous ces débris qui couvrent les champs de bataille. Napoléon repassa peu après devant le monastère de Kolotskoi , vaste charnier , où l'on avait , ainsi qu'à Mojaïsk, entassé les blessés après la bataille. Il ordonna de placer ceux qui y étaient encore dans les voitures de luxe , dans celles des cantinières et sur les voitures de vivres et de bagages (a). Fut-ce rhumanité, l'amour propre ou le désir de conserver des soldats éprouvés qui dicta cette mesure ? je l'ignore. Quoi qu'il en soit , le résultat ne pouvait qu'être nuisible à l'armée et funeste à ces malheureux, puisqu'ils n'avaient aucun moyen d'existence et qu'ils étaient hors d'état de supporter les fatigues, les privations et le bivouac. L'on devait d'ailleurs s'attendre «que la plupart seraient abandonnés par ceux qu'on forçait de les transporter et

été. Ordinairement on fait faire cette corvée par des habi- Uns ; mais il n'en restait point dans les lieux qu'occupait Farmée.

(a) La même mesure avait été prise pour les blessés qui étaient à Mojaïsk. Il y en avait encore dans ces deux endroits réunis environ quinze cents. C'étaient ceux qui avaient été jugés jusqu'alors hors d'état d'être évacués , et qui , depuis le départde Moskou , n'avaient pu l'être , au défaut de moyens de transports.

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par suite dé les nourrir. Napoléon, ce jour-là^ poussa jusqu'à G)at'(a), et le surlendemain, 3i octobre, à quatre heures.de Taprès-midi, il atteignit Wiazma, où il s'arrêta. Le froid , pendant cette journée, devint' plus rigoureux (ô);.mais le tems était toujours très-beau et le soleil conservait encore un peu de foi*ce. L'on remarqua que Napoléon avait voyagé en voiture pour la première fois depuis son départ de Moskou , et qu'il avait pris également pour la première fois un costume polonais qui consistait en un bonnet de peau de martre , une pelisse verte bordée en martre et garnie de brandebourgs en or , et des bottes fourrées. Il porta ce costume pendant toute la retraite , et lorsque le froid fut rigoureux , il voyagea ordinairement en voiture. L'infanterie de la vieille garde continuait à bivouaquer en carré

(a) Quoique toutes les villes et tous les villages qui se trouvaient sur la route ou dans le voisinage depuis Smolensk jusqu'à Moskou , eussent ëlë incendies , quelques maisons , surtout dans les lieux d'étape, avaient été préservées d'abord par leur isolement^ ensuite par la surveillance de ceux qui les avaient occupées.

(b) Le thermomètre marquait pendant la nuit huit degrés au dessous de la glace.

ii« EXPÉDITION DE RUSSIE. •

autour de son quartier général , qu^il établissait autant que possible dans un château ou dans une maison. L^on voit qu'il n'affectait point de partager les privations et les fatigues de ses soldats , ainsi que plusieurs conquérans l'ont fait dans des circonstances analogues.

L'on n'avait encore à WiaEma aucutie nèu^- Telle de l'armée russe. Napoléon trcmiTa daiû cette ville le détachement da général Evers çii , après avoir fait deux journées sur la rouiÉ de Jukhnow, avait rétrogradé et était de ret^r. Les troupes qui le composaàeni forent réparties dans les différeù corps tiuxqueb^ ètles étaient destinées.

Les blesrsés iqui se trouvaient encore dans rhA* pital de Wiaîsma {à) furent comme préc^leïhîrhent chargés sur les voitures. Le jour où Napoléôh attdgnit cette ville , Tarmée occupait la position suivante : Mortier et Junot étaient bivouaques une demi-lieue en deçà de Wiazm«; ia vietfk garde et la cavalerie de Mnrat deux lieues au delà ; Ney à Welitchéwo ; Pô-

(a) L'on trouva à Wiazma celui des convoi» dé foledsës qui était parti le dernier de Moskou. L'arrivée de Farmëe fut leur arrêt de mort.

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