‹ Histoire de l'expédition de RussieChapitre 47 sur 184 · LIVRE III. • i · texte numérisé non relu

LIVRE III. • i

» cela compter sur rien. Je ne crois pas que » toute Tannée ennemie soit ici. La cavalerie » et Fartillerie sont très-nombreuses. J'évalue » rinfanterie à vingt mille hommes.

» Je suis etc. »

Quoique Napoléon dût être à peu près convaincu qu'un simple détachement avait combattu à Wiazma , il ne sembla pas encore renoncer entièrement à son projet , puisqu'il s'arrêta à Slawkowo avec sa garde pendant la journée entière du 4» Son projet était insensé, et il n'avait pu le former qu'en se refusant à l'évidence. En effet l'armée russe ne pouvait suivre l'armée française, parce qu'elle n'aurait pu subsister, et en supposant qu'elle pût Isi suivre , l'on ne pouvait espérer de la surpren»dre , pui£^e ses colonnes de marche auraient occupé ^u moins dix lieues sur la route, et qu'elle était; précédée par ui^e i^uée de Kosaques qui auraient indubitablement découvert les emr buscades. Enfin dans le. déplorable état où se trouvait réduite l'armée française, elle ne pouvait, avec quelque chance de succès, livrer bataille à l'armée russe. *

La journée du 4 fut remarquable par l'apparition de la neige. Il en tomba quelque peu :

i38 'EXPÉDITION DE RUSSIE.

estait ce qu^on redoutait le plus , autant parce qu^elle précède ordinairement les grands froids, que parce quHl allait devenir impossible de marcher sur les côtés de la route et de nourrir ce qui restait de troupeaux. Le 5 , le mouvement général de retraite continua ; l'armée marchait dans l'ordre suivant : Junot à Tavantgarde ; )a jeune garde , les deuxième et quatrième corps de cavalerie , la vieille garde , Poniatowski , Eugène , Davout et Ney , qui faisait l'arrière -garde. L'opération dont Ney était chargé offrait les plus grandes difficultés ; ce n'était plus seulement des Kosaques qui suitaient l'armée française, mais Miloradowita avec son terps ; et malgré l'affreuse dévastation du pays, il parvenait à alimenter ses troupes^, en faisant apporter des vivres de l'intérieur des terres. Kutusof , qui avait eu son quartier général au village de Krasnoe le jour du combat de Wiazma, se dirigeait sur lelnia. Jfe ne puis mieux faire connaître les difficultés que Ney avait à vaincre , qu'en citant^ l'un de ses rapports au général Berthier.

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