‹ Histoire de l'expédition de RussieChapitre 67 sur 184 · LIVRE IIL · texte numérisé non relu

LIVRE IIL

ment du deuxième corps , et se trouvait aint^ sous les ordres de Victor, qui était plus ancien maréchal que lui : malheureusement ces deux généraux différaient d*opinion sur la manière d'exécuter les ordres de Napoléon. Oudinot pensait qu'il fallait attaquer Wittgenstein dans sa position : Victor, la trouvant trop forte, jpréféra la tourner , en marchant par sa droite sur Boiszikowa. Le neuvième corps marchait le premier, et à son avant garde , la division Pai> touneauK : le deuxième corps suivait. Le i i\iovembre , le quartier général fut établi à Lwkoml. Le i3, l'armée traversa les ruisseaux de Lukomlia et d^Owéia, et se dirigea sur Smoliany ; elle n'avait encore eu en présence que de la cavalerie , lorsqu'elle fut arrêtée , environ deux lieues avant que d'arriver à Smoliany, par une division qui défendait des bois que traverse la route. Partbuneaux repoussa cette division jusqu'au delà des bois , et l'armée bi-* vouaqua à une petite distante de Smoiiany , que Wittgenstein semblait disposé à défendre comme poste avancé de sa position. Le neuvième corps était en première ligne ; le deuxième en seconde. Les forces de Victor ne s'élevaient plus alors qu'à vingt-cinq mille hommes ; Wittgenstein en comptait trente mille : ainsi , quoiu. '12

que le général français n'eût, depuis le 3o octobre, livré d'autres combats que celui du 3i , il avait éprouvé une diminution de onze mille honunes, et sa situation était bien moins favorable pour tenter Tévénement d'une bataille qu'elle ne l'avait été alors. Le i4 9 au point du jour , une canonnade s'engagea devant et sur la gauche de Snioliany : ce village , après avoir été pris et repris plusieurs fois, finit par rester au pouvoir des Français. Wittr genstein occupa alors derrière la Lukomlia la même position <ju'il avait occupée le 3i octobre ; Victor ne voulant point l'y attaquer, dirigea Partouneaux sur Boiszikowa. U était dans l'intention de le suivre avec le reste du neuvième corps , en laissant le deuxième devant Czasniki : mais l'opinion d'Oudinot , défavorable à ce mouvement , l'engagea sans doute à ne point lui donner de suite {a). Il ne devait pas d'ailleurs hasarder légèrement des troupes qui devenaient l'unique ressource

(a) L'an verra, dans la lettre de Bcrthier à Yictor, detëe de Smolensk , le 1 1 novembre , et qui se trouve citëe plus tard, que Napoléon ordonnait à Victor de se concerter avec Oudinot, et de tourner VV'ittgenstein, si ce général occupait une position trop avantageuse pour qu'il fût prudent de l'attaquer de front.

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