TOTAUX
(a) Je n'ai point évalué ce qui restait de personnel et dema-" tëriel d'artillerie aux corpa d'armées, parce que Je n'aurais pu
On voit que rarmée de Moskou se trouvait réduite à quarante-deux mille cent îiorames, dopt cinq mille cent de cavalerie dans le plus mauvais état ; elle avait déjà perdu plus de trois cent cinquante bouches à feu , en y comprenant celles qu^on était obligé d^abandonner à Smolensk ; ce qu'elle en conservait encore , loin de pouvoir traverser les plaines couvertes de neiges dont on était entouré, s^il fallait prendre position pour combattre , ne pouvait franchir les nombreux ravins dont la route est coupée depuis Smolensk jusqu'à Krasnoi, qu'avec le secours des canonniérs , qui poussaient aux roues à toutes les montées. Aussi devait-on s'attendre à perdre en peu de jours ce qui restait d'artillerie (a) , à moins qu'un changement de
le faire que très-^imparfaitement. Ainsi l'on a vu que le quatrième corps avait perdu presque toute son artillerie ; le cinquième, au contraire, qui avait quarante-neuf bouches à feu au commencement de la retraite, en avait «ncore quarantCH cinq à Smolensk. Cela tint à ce que ce corps ne marcha point à Parrière^arde , à ce qu'il avait suivi depuis legoriewskoi jusqu'à Gjat un chemin de traverse oii les chevaux furent bien nourris ; à ce qu'il avait pu y faire des provisions d'avoine j et aussi à ce que celui q[ui conduisait l'artillerie laissa les pièces marcher isolement quand il fut sur la grande route de Moskou 'f elles pouvaient alors s'enfoncer dans lés terres et trouver plus facilement des fourrages.
(a) On se fera une idée des pertes qu'éprouva Tartillerie