LIVRE III
tems ne détruisit le verglas. Enfin, près de /trente mille traîneurs marchaient avec les colonnes et embarrassaient leurs mouyemens. La situation de Tarmée , sous le rappoirt militaire , était d'ailleurs plus critique qa'eUe ne l'avait -encore été ; un grand nombre de détachemens de Kosaques (9), placés sur son flanc gauche , ne lui laissaient aucun repos; et l'arrivée de Kutusof à Krasnoi semblait devoir la mettre dans une situation entièrement désespérée.
Le 1 5 , Napoléon continua son mouvement sur Krasnoi. L'avant-garde russe , sous le commandement de Miloradowits; ^ avait appuyé à droite pour venir prendre position à Merlino , ^village situé près de la grande route, une lieue et demie avant que d'arriver à Krasnoi : ce corps avait la même composition qu'au combat de Wiazma , et comptait environ seize mille hommes d'infanterie , et trois mille de cavalerie régulière. Kutusof, qui aurait pu dans la journée même sitteindre Krasnoi avec une partie de s<m armée, s'arrêta à quelques lieues de
^ndant les joamëes qui suivirent le dëpait de Smolensk, quand on saura que celle de la garde, qui était la moins mal attelée, partit de Smolensk le la à trois heures du matin , et n'arriva que le i3 à une heure du matin à cinq lieues de cette ville, après avoir laissé phiaieux» voitures en arrière.
rr)?^ EXPÉDITION DE RUSSIE,
cette yillc, Miloradowitz se contenta de canon- Tler la garde ; il prit des bagages et quelques canons arrêtés an passage des ravins , et fit prisonniers quelques traîncurs ; mais il ne rein rda pour ainsi dire point la marclie de Napoléon , qui arriva à Krasnoi à la chute du jour, Eugène^ dans le mdme tems , quitlait Smolensk ; étant parti tard ^ il ne put qu^ atteindre Lubna^ où il bivouaqua.
Napoléon , pour rendre Pennemî circons^ pect , et pour éloigner Ojarowski , qui avait conservé sa position à Putkowa , ordonna de fattaquer dans la nuit. Roguet, qui commandait une division de la jeune garde ^ fat chargé de cette expédition. Il attaqua Ojarowskile i6, deux heures avant le jour, tua et prit une partie de son infanterie , et le poursuivit au delà de Putkowa ; il fut ensuite obligé de se rcployer det^ant des forces supérieures.
Les renseignemens obtenus par les prisonniers avaient enfin convaincu Napoléon que Tarmée russe tout entière était sur son flanc gauche ; elle arriva dans le jour mnmc en présence de Krastioi, et occupa la position suivante : sa droite, formée du corps de Miloradowitz^ s*étendait jusque sur la grande route , à la hauteur de Meriino : la gauche était devant Krasnoi,
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