‹ Histoire de l'expédition de RussieChapitre 92 sur 184 · LIVRE ni · texte numérisé non relu

LIVRE ni

corda à ses troupes ileax joiïlfs ût wpos (à) ; il prit toutefois des mesures pour que le toi^s de Ney ne put lui édhapper : da»is ce l^ut , il pcnrta à quarante mille hommes le ntMhbre des troupes que icoriimandait Mikwradowit* , et ordonna à ce gett-ëral dé prendre portion derrière le ravin qui -passe à Katowa.

ÎS[ous avons vu que Ney avait fait Tarrière^ garde de î'arméê depuis Wiazma ; apâit te î ^ nô-^ vetnbre il avaît soutenu un combat sanglant à Tsûghînowo^ et que le i3 , il était encore en position à quatre Keoes de Smolensïc. Le tS , dans l^aprers mtdi , il entra dans cette râle ; ï>avout y letaît depuis le matin. Les troupes dti premiencorps sMtant d^abord livrées au pillage des magasins, Neyti?y trouva point la quantité de vivres qui lui avait été assignée , et s'en plaignit à Davôut; il en résulta une ahercation très-vive entre ces deux génërauxV qui se séparèrent très-mëcontens Pun de l'autre.

Peniftant la journée du ï6 , le tfeu éclata darti

(a) iCutusof avait employé six jours à ^ rendre atelmd k Krasûw, t'Wl*-àsËi'e à hTftetmrrtm *vmgt-<:rtiq iltties , ^tH mmt çr» aux FwmçiBS des magm» de vivret» à Liafcowa^ tt d^mU> quiofze cents hasufs et plusieurs convois de vivres ; ^nsi ses troupes n'avaient pas besoin de repos , et ne manquaient de rien.

plusieurs endroits : les malades et ble^s ^ fuyant les maisons embrasées ^ augmentèrent le désordre qui régnait dans Smolensk. Cette ville , indépendamment des troupes réunies sous le commandement de Ney ^ contenait un grand nombre de militaires isolés , et environ cinq mille blessés ou malades ; partout on rencontrait des cadavres , partout de l'artillerie et des bagages abandonnés , et la terre était couverte d'armes et d'effets militaires. A huit heures du soir , Ney reçut la dépêche de Da^ vout , qui l'instruisait du désastre d'Eugène, et de la nécessité où il se trouvait d'accélérer sa marche. Nous ayons vu que les instructions de Ney lui laissaient la latitude de ne partir qi^e le 117 ,.s'iLn'avait pas tout préparé pour 1^ dç^ truction des. murailles de Smojensk et de l'ai^: tillerie qu'on était oblige d'abandonner. Ce général , ne sDupçpnnsint point qu'il ppt être coupé par la totalité de l'armée russe, événement dont Napolé<:^n. n'avait pas même supposé la possibilité , dit , en recevant cette dépêche , que tous les Kosaques de la Russie ne l'intimideraient point , qu'il remplirait ses instructions- Le 1 7 , à deux heures du matin , il quitta Smo* lensk ; son corps était composé de six mille

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