LIVRE III
homme» d^infanterîe (â) , de trois cents hommes .de cavalerie et de douze bouches à feu ; sept mille traîneurs environ le suivaient et embarrassaient la marche des colonnes. Son arrière-garde n^était encore qu'à une demi-lieue de Smolensk lorsqu^onentendit Texplosion des mines ; elle ©ut lieu successivement ; la terre en fut ébranlée au loin ; des tourbillons de flammes éclairèrent soudainement Vhorison , et montrèrent pour la dernière fois Smolensk en ruine aux regards des Français. Il ne resta point de chirurgiens avec les cinq mille blessés et malades que Ton abandonnait; et ils ne furent point. rec(Hnmandés à Thumanité des Russes ; on les abandonna comme de vils instrumens devenus désormais inutiles. Que disje ! ils furent les victimes d'une vengeance insensée et bvutole ; car :1a destruction des murailles de Smoiensk n'était pas plus motivée que ceUe des murailles du Kremlin , et l'explosion des mines renversa plusieurs des bâtiniens dans . î ... ' ' ,
(o) Les six mille hommes d'infanterie du Gforps die Ney forrasient troija divisions ; XuXkfi ^tM celle .di^ preiyii^ porps ; le^ deux autres avaient ^të formées avec lea débris du, troisième corps ,.cinq cents hommes appartenant à ce'coiYS qu'on avait trouvés à Smolensk, et deux régimeris de'la garnison de celte aifle. .^ ; ,.
m6 expédition de RUSSIli-
lesquels étaient ces malheureux, et les ensevelit sous leurs ruines. Pendant celte journée , des Kosaques seuls furent en présence ; Ney vint bivouaquer à Koritnia; le lendemain, il se remit en marche : les Kosaques se montrèrent en plus grand nombre, et ils avaient du canon, ce qui forçait à marcher plus réuni. A trois heures , l'avant - garde atteignit Katowa , et s'arrêta à la vue du corps de Miloradowitz , qui était en position au delà du ravin. Du point où elle se trouvait , l'on découvre toute la plaine dans laquelle est située la petite ville de Krasnoi ; mais le tems , qui annonçait un dégel , était brumeux , et ne permettait à la vue de s'étendre qu'à une très-petite distance , ce qui empêchait de découvrir la force du corps ennemi.
Aussitôt que Ney eut été instruit de cet événement , il se transporta à son avant-garde. Ce général, très-irrésolu dans le cabinet, était au contraire plein de résolution sur le champ de bataille. Deux de ses divisions avaient déjà atteint le ravin, il leur ordonna de le franchir et d'aborder l'ennemi ; il dirigeait lui-même cette attaque. Au mument où l'infanterie française déboucha du ravin , elle essuya le feu de la nombreuse artillerie des Russes, n'en fut