HISTOIRE DE L’EXPÉDITION
INtroptoriox. — Description de l’île de Saint-Domingue.— Son climat. —Ses habitans avant la découverte de Colomb. — Sa conquête par les Espagnols. — Origine de la colonie Française, due aux Flibustiers. — Prospérité de cette colonie. — Horreurs de la traite. — Misérable condition des esclaves qui peuplentl'ile. — Vie molle et oisive des colons devenus riches. — Leur goût pour les Africaines donne naissance aux hommes de couleur ou affranchis. — Quels étaient leurs privilèges. — Population de Saint-Domingue avant la révolution Française. — Première révolte des esclaves. — Commencemens de Toussaint- Louverture. — Son portrait ; il pacifie Saint-Domingue après en avoir chassé les Anglais. — Bonaparte premier consul: caractère de ce terrible génie. —I1 forme le projet d'envoyer une armée à Saint-Domingue. — La constitution de cette île ie décide à presser l'expédition. — Leclere général eu chef; Pauline Bonaparte son épouse. — Formation de l’armée de terre et de mer. — Son départ : confiance de Leclere à son arrivée dans la baie de Samana. —
Forces de Toussaint. — L'armée Francaise se dirige sur le Cap, le Fort-Dauphin, et le Port-au-Prince. — Prise du Fort-Dauphin par Rochambeau.— Massacre des noirs à Ja Baie de Mancenille. — Christophe commandant du Cap Français. — Il incendie cette ville à l'approche de Leclerc qui n’y trouve plus que des ruines. — Le général Boudet attaque le Port-au-Price que Lamartinière est forcé d'abandonner après une vive résistance ct sans pouvoir Y mettre le feu. — Il est joint par Dessalines. — Portrait de ce faronche Africain : il brûle Léogane. — Les Français éprouvent moins de résistance dans la partie Espagnole.— Le général Kerverseau se présente devant Santo-Domingo : Paul-Louverture qui y commande, lui livre la ville, trompé par une lettre de son frère Foussamt. — Laplume souverneur des Cayes et de la province du Sud, reconnaît
l’antoritée de Ja France. pe '1.2=51.
- Les enfans de Toussaint qui étaient élevés en France, sont envoyés à Saint-Dommgue par le premier consul. — Leur touchante entrevue avec leur père; ils lui remettent uue Jettre de Bonaparte. — Réponse de Toussaint à Coasnon le précepteur de ses enfans ; il les fait partir plutôt que de se soumettre. — Leclerc les lui renvoie et publie une déclaration de guerre. — L'armée Française divisée
en quatre corps, se dirige sur les Gonaïves, pour y sur-
prendre Toussaint. — Difficulté de sa marche dans lintérieur. — "Toussaint se retranche dans le défilé de la Ravine CT RE" D à |:
à couleuvre : discours qu'il adresse à ses soldats. — Il est attaqué par le corps de Rochambeau, sans un succès décisif. — Christophe résiste aux généraux Desfourneaux et Hardi. — Toussaint se retire.dans les montagnes du grand ct du petit Cahos, où 1l concentre ses forces. — Dessalines incendie Saint-Marc à l'approche du général Boudet.—Il ordonne les massacres de l'Artibonite, en représailles de ceux de Ja baie de Mancenille. — Quatre cents blanes sont égorgés au Mirebalais et sept cents aux Verrettes. — Humanite de quelques noirs. — Dessalines attaque le Port-au- Prince, les troupes de la marine le repoussent. — Nouveaux
Ce dernier,
massacres des noirs par les soldats de Leclerc. fier de sa conquête, l'annonce avec emphase au premier consul. — Siège de la Crète-à-Pierrot. — Dessalines attire les Français sous le feu de la place. — Attaques infructueuses des généraux Debelle , Boudet et Dugua. — Douze mille hommes rassemblés par Leclerc investissent le fort ; Lamartinière qu le commande, repousse une dernière attaque, et se fait jour an travers des assiégeans. — Guerre de partisans que fait Toussaint-Louverture. — Maurepas après avoir vaillamment défendu le Port-de-Paix , se soumet au général Humbert. — Toussaint rencontre daus un combat, un de ses anciens régimens qui se met A0 noux devant lui. — L'armée de Leclerc, victorieuse en masse, mais battue en détail, rentre au Cap Français : elle
y est assiegée par les noirs, qu'un secours venu de France, 'é
chlige de s'éloigner. — Leclerc entre en négociation avec Christophe: réponse énergique qu'il en reçoit. — Christo-
phe et Dessalines , se soumettent, sur la foi des promesses
Lier
de Leclerc. — Lettre de ce dernier à Toussaint , Suivie du traité du 1% mai 1802. — Entrée solennelle de Toussaint
au Gap : 1l se retire dans la vallée de d'Ennery. — Espérances que fait naître la paix. p- 53—104.
Une épidémie affreuse se déclare à Saint-Domingue, — Description de la maladie; on la combat inutilement ; elle exerce de grands ravages dans l’armée et la flotte de Leclerc,
Pauline Bonaparte se livreaux plaisirs pour s’étour-
cr sur-le danger. — Tendres soins que les Africaines don-
s 7 F nent à i armec.
Nombre des soldats de terre et de mer qui succombent au terrible fléau. — Projet formé par Boüaparte d'enlever Toussaint à Saint-Domingue. —I1 est arrêté aux Gonaïves chez le général Brunet; on l’embarque sur le Héros. — Ses mémorables paroles en quittant Saint-Domingue. — À son arrivée en France, on l’enferme dans une prison d'état. — Leclerc accuse Toussaint de-conspiration ; mort 4e son aide-de-camp Fontaine. — Leclerc répand la division parmi les noirs. — Rigaud envoyé en France, est enfermé dans la même prison que Toussaint. — Lamartinière est assassiné dans une embuscade. — Mécontentement des noirs. — Paroles imprudentes des colons dans une assemblée ; nouvelle du rétablissement de l'esclavage aux Antilles Françaises : les noirs s’exhor= tent à Ja résistance. — Plusieurs de leurs anciens chefs lèvent l'étendard de la révolte. — Portrait du sauvage La
mour de Rance. — Charles Belair s'insurge dans les mon-
tagnes du Cahos. — Exécutions au Port-au-Prince. — Dessalines opposé à Charles Belair, l’attire à une entrevue et l'envoie à Leclerc qui le fait condamner à mort. — Rochambeau poursuit vainement Lamour de Rance : la re— volte fait de nouveaux progrès. — Violens reproches que Christophe adresse à Leclerc.—Les exécutions continuent: — Tous les généraux noirs qui étaient restés fidèles, passent successivement aux insurgés, qui s'emparent de plusieurs villes. — Christophe se rend maître du haut du Cap. — Mort du général Leclerc, le 1° nov. 1802. — Pauline repart pour la France, en emportant le corps de son époux. — Réception que lui fait Bonaparte. — Imprecations de ce dernier contre la guerre de Pexpédition :
— Les restes de Leclerc sont déposés au Pantheon.
Rochambeau prend le commandement de Saint-Domingue.— Son portrait.— Ses mœurs. — Des secours lui arrivent de France :—Il reprend quelques villes sur les noirs. — I] fait péri Maurepas dans les tourmens et noyer quatre cents des siens. — Cinq cents autres noirs sont fusillés au Cap. — Terribles représailles de Dessalines. — Supplices affreux ordonnés par Rochambeau et qui ont lieu dans les villes occupées par les Français. — Constance héroïque des noirs dans les tourmens. — Rochambeau envoie acheter des chiens à Cuba, pour faire dévorer les prisonniers ; arrivée de ces chiens au Cap.—-Des généraux refusent
d'exécuter les ordres sanguinaires de Rochambeau ; détails
Dog
À ce sujet. — Le Sud, peuple par des-hommes de couleur jusqu'alors restés paisibles, prend part à la révolte — Noyades des Cayes.— Ferrou se met à Ja tête des insurgés : — Sa conduite généreuse envers des colons ses prisonniers ; Ses expéditions ; repoussé aux Cayes par Laplume , il bat Nétervood au petit Goave. — L’insurrection devient générale dans le Sud: — Rochambeau y envoie deux corps de troupes qui sont défaits :—Laplume aban— donne les Cayes. — Mort tragique de Toussaint-Louverture, au château de Joux, en avril 1803. — Détails sur cet évènement remarquable. — Son rival Rigaud, est nus en liberté.— Nouveaux efforts de Rochambeau pour arrêter les progrès de l'insurrection. — Il commet des exactions de tout genre. — Îl demarde de nouvelles troupes au premier consul. —Les Français quittent Saint-Domingue aux mois d'octobre et de novembre 1803.— Ils abandonnent toutes les places fortes, à la réserve de Santo-Domingo; 1ls tom-
bent presque tous entre les mains des Anglais. — Triomphe
des noirs. — ftat de Saint-Domingue lors du départ de
armée Française. D. 109 —122#
MÉMOIRES D'ISAAC-LOUVERTURE. . 227 NOTES DU MÊME SUR LA VIE DE SON PÈRE. . . . 929 AVIS DE L'ÉDITEUR SUR CES MÉMOIRES. .
ORpOoNNANCE Du: RoI SUR L'INDÉPENDANCE DE
Sainr- DOMINGUE. .
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