CHAPITRE VI
GUitiiiK&t des coupables. — TniiM (Thimiaiiité mnsuliBaiie. — 1» torvoitMm des cheyks. — Leurs circulaires. — Exécutimi des eonspiratieun. — I^outcau^DlTa»* — dodamlioD de Bonaparte* — T««t^liftîftn du DÎTan. — Fortificatioiis du Kaire, d*Alexaiidrie, etc. — État du pays. — Aiérostat
Après Faction du glaive venait Faction dé la justice. Là , il fallait faire une distinction entre tes coupables instigateurs et les coupables égarés. Il eût été impolitiqpie, en efiEet , de vouloir &ire peser sur la population une complicité solidaire. Ce système, d'aiUeurs, eût manqpié de vérité. Si la lie du peuple, quelques grands y et la secte des dévots , avaient signalé leur pré-^ sence dams la révolte par de lâches atrocités y la classe moyenne s^était montrée à la fois plus prudente et plus humaine. Elle çeule avait jeté au milieu des massacres du 3o vendémiaire
quelques épisodes de générosité individuelle. Presque tous les Français qui se réfiigièrent dans les maisons turques, y trouvèrent sécurité complète et franche hospitalité. Dans le quartier de l'Institut, une vieille dame, dont le logement était contigu à la demeure de nos savans , leur fit dire qu'en cas d'attaque ils n'avaient qu'à jeter bas le mur mitoyen, et qu'elle les cacherait dans son harem. Un voisin , sans en être prié , leur envoya des provisions , au risque d!en manquer bientôt lui-même ; il fit disparaître tous les signes qui pouvaient trahir, aux yeux de la popâlace , une habitation de Français; et, pour mieux donner le change, il vint fumer devant la porte de l'Institut , afin d'en écarter les assaillans.
Ailleurs , deux jeunes gens , poursuivis dans une rue , se virent enlevés par des personnes étrangères, et portés de force dans une maison : persuadés qu'on les réservait à une mort plus cruelle, ils se débattaient contre leurs ravisseurs, lorsque ceux-ci, désespérant de se faire comprendre avec des paroles, allèrent cherdier leurs enfans, et les livrèrent aux prisonniers comme un gage de leurs bienveillantes intentions. Une foule de traits semblablesi
révélèrent, dans la classe moyenne des habitfois du Kaire, des sentîmens d'humanité d'autant plus appréciables , qu'ils avaient, a lutter chez eux contre les impressions du fanatisme.
La prudence et la justice commandaient donc de ne pas sévir indistinctement : malgré l'avis de quelques généraux, qui appelaient des exécutions militaires, Bonaparte adopta le premier système. Les instigateurs de la révolte fiu*ent seuls mis en accusation , et l'agha de la police eut l'ordre, de les arrêter. Toutefois, la ville fut frappée d'une contribution extraordinaire, imposée à la fois ^onmxe indenanité et comme châtiment.
Le surlendemain, 3 brumaire (524 octobre), le peuple était tranquille , et à le voir reprendre ses travaux , on eût pu douter du terrible événement de la veille. Seulement , à chaque coin des rues, la foule se pressait pour lire une proclamation arabe qui s'y trouvait affichée. C'était une circulaire que le corps des ulémas (gens de loi et chefs de la religion), spontanément assemblé, adressait aux habitans des provinces :
(( Nous suppUons le Dieu tout-puissant y di-
» sait cette pièce , de vous préserver du feu de D la sédition , et de tout désordre , soit caché , » soit public : que sa main protectrice éloigne » vos cœurs de ceux qui cherchent à &ire le » mal sur la terre.
» Nous faisons savoir aux habitans de votre » province, à tous en général et en particulier, » qu'il est arrivé quelque désordre dans la ville » du ILaire ( que Dieu très-haut la garde et la )) conserve )• Ce désordre a été causé par la » vile populace et par des méchans qui se sont » mêlés avec elle. Ils ont mis la désunion entre y> les troupes françaises et les sujets : ils ont » ainsi ocdftsioné la mort d'un grand nombre » de Musulmans et le pillage de quelques mai*y> sons de la ville.
» Mais la main secourable et invisible du » Dieu très-haut est venue bientôt apaiser ces )) troubles , et mettre fin à la sédition. Par no- » tre intercession auprès du Général en chef, » les malheurs qui devaient suivre la révolte )) ont été arrêtés : il a empêché ses troupes de » piller la ville et de la brûler , car ses yeux )) sont éclairés par la sagesse et son cœur est » plein de miséricorde envers les Musulmans ; » il est le protecteur particulier des pauvres et
}i des malheureux : sans lui , tous les Iid>itans » du Kaire n'existeraient plus.
Ta Ainsi donc, gardez-vous bien d'exdter le }» désordre dans vos pays , afin que vous puis- » siez jouir pleinement dans yos demeures de » la tranquillité et de la sécurité.
» Fermez vos oreilles aux conseils des mé- }i chans et aux instigations perverses des 6édi- » tieux : gardez-vous d'être du nombre de ces y> malheureux insensés qui ne savent point pré- » voir les conséquences des démardbes qu'ils y> hasardent dans leur imprudence.
» N'oubliez pas que Dieu donne Vempii^e à » qui il veut j quSl ordonne ce qu'il lui plaît, et D ^e rien n'arrive en ce monde que suivant » les arrêts de sa sage prévoyance.
i!> Quant à nous , nous avons vu périr tous » ceux qui ont été les auteurs du désordre , et » cette terre en a été heureusement délivrée.
» Nous vous conjurons donc de prendre » garde à ne point vous jeter dans le préàpice, » qui vous dévorerait sans ressource. Occuy> pez-vous des moyens de gagner votre vie et » des devoirs qui vous sont imposés par notre » sainte religion. C'est cette sainte religion qui » nous oblige à donner ces conseils utiles au
» peuple, que nous sommes chargés (Péclairer » et de conduire dans le droit chemin. » Salut , etc. D
Cette circulaire était signée par les cheylcs èl-Bekry, él-Gherqaouy, él-Saouy, él-Mofadj, èl-Fayoumy) él-Damanhoury, êl-Sersy, êl- Sadat , et par les autres membres du Divan. Répandue dans les provinces , elle empêcha que la sédition n'y devînt contagieuse.
Miâs un ferment de discorde existait encore, tant que le manifeste du Sultan de G>nstantinople et les proclamations des agens mamlouks trouveraient de la sympathie dans les masses. Il fidlait discréditer toutes pièces de ce genre, &ire nier leur origine, et neutraliser leiu*s ej9èts en semant à leur égard la défiance et l'incrédulité. Les cheyks du Kaire se chargèrent de ce rôle. Ils adressèrent au peuple d'Egypte, contre ces écrits provocateurs, une protestation offidelle dans laquelle ils accusaient Ibrahim -Bey et Mourad-Bey d'avoir répandu dans toute l'Egypte des écrits tendant à exciter le peuple à la révolte , en supposant frauduleusement que ces écrits venaient du. Sultan et de quelques-uns de ses visirs.
Ces diefs des M amlouks, disaient les cheyks, s'étaient proposé pat* là de Jeter des s^nences de méfiance et de désordre parmi les habitans du ELaire et l'armée firançaise , afin de se venger de ceux qui n'avaient pas voulu» pour les suivre, abandonner leur patrie et leur âimille*
Ils déclaraient que, s'il était vrai que ces écrits vinssent de la part de Sa Majesté Impé* riale, le sultan des sultans, ils eussent été apportés authentiquement paft* ses aghas.
Mais les Français , ajoutait cette pièce , ne s'étaient-Us pas montrés de tout temps, parmi toutes les nations européennes, les ae^ls amis des Musulmans et de IHslamisme , et les eiitiemis des idolâtres et de leurs superstitions? Fidèles alliés du Sultan, ils aiment ceux qu'il aime , et sont les ennemis de ses ennemis.
Toujours , et suivant la proclamation » cette amitié était la cause de la haine existante entre eux et les Russes , qui méditaient la prise de Gonstantinople, et employaient tous les moyens que la ruse et l'astuce pouvaient leur fournir pour envahir le pays de l'islamisme; mais l'attachement des Français pour la sublime Porte et leurs puissans secours devaient confondre leurs mauvais desseins. Les Russes désiraient
s'emparer de Sainte-Sophie et des autres temples dédiés au culte du trai Dieu, pour en fidre des églises ccmsacrées aux exercices profanes de leur perverse croyance ; mais , s'il plaisait au ciel, les Français aideraient le Sultan à se rendre maîjbre de leur pays et à exterminer leur race.
Les dieyks invitaient donc les habitans de l'Egypte à ne point se livrer à des projets de désordre, de révolte et de sédition; à ne point chercher à nuire aux troupes françaises , le résultat d'une conduite contraire à leurs conseils devant attirer sur la ville les malheurs, la mort et la destruction; à ne point écouter les discours des méchans et les insinuations perfides de ces gens turbulens et factieux qui ne se plaisent que dans les excès et dans les crimes, sans quoi ils auraient lieu de s'en repentir.
Ils terminaient en leur recommandant de payer les droits et les impositions dûs au gouvernement et aux propriétaires des terres, afin de jouir au milieu de leur famille , et dans le sein de leur patrie, du repos et de la sécurité; le Général en dief Bonaparte ayant promis de ne jamais inquiéter pwsonne dans l'exercice de Fisianûsme, de ne rien &ire de contraire à
ses saintes lois, d'alli^er les chaînes du peuple, de diminuer les impositions, et d'abolir les droits arbitraires qde la tyrannie a inventés.
Dans les prenders jours qui suivirent la pacification du Kaire, les agens de la police turque s'occupèrent de l'arrestation des cheyks coupables* Déjà quelques-uns d'entre eux étaient tombés entre les mains des soldats , à l'attaque de la grande mosquée ; d'autres , comme Séïd-Bedr-Mokdessy, avaient fiii à l'instant même, prévoyant enfin le résultat de la révolte. Le chef des aveugles de la grande mosquée, Ismayl-él-Gizaouy, voulut ^u contraire jouer de ruse. Quelques momens avant la capitulation des rebelles, il se rendit au quartier -général comme ami et partisan des Français. Mais les autres cheyks, loin de se prêter à ce stratagème , firent éclater à sa vue toute leur indignation. Ils le déâgnèrent au Gâiéral en chef comme le grand moteur de l'insurrection, et, sur leur demande, Ismaylél-Gizaouy fiit arrêté.
Quatorze cheyks ou gens de loi étaient dénoncés par la voix publique comme les instigateurs les plus actifs des deux sanglantes journées. Sur ce nombre , ônq seulement avaient
pu êti^ saisis. Celaient les cheyks Tousouf-èl- Mousalhy, ABd-èl-Ouahab èl-Ghebraouy, Souleyman-éUGiousaqy, èl-Sâ'd Abd-él- Kérim, et Ahmed-él-Gherqaouy ; Içs autres étaient en fiiite. On instruisit le procès de tous les coupables, et le kady prononça la sentence que Bonaparte ratifia. Onze cheyks , présens ou contumaces, étaient condamnés à mort : leurs biens, meubles et immeubles, devenaient la propriété de la république. Sur ce nombre, àx seulement se trouvaient sous les verroux.
Leur exécution eut lieu le i4 brumaire an VII (4 novembre 1798)1 Vers les huit heures du matin , ils sortirent de leur prison , escortés par un peloton de soldats et p&r une escouade du corps barbaresque , à la tête de la- €[uelle figurait Barthélémy le Grec. Arrivés sur la place de la citadelle ^ on leur donna lecture du jugement qui les condamnait à mort, et Barthélémy , les fidsant mettre tour à tour à genoux, fit voler ces six têtes d'hommes de âx coups de cimeterre.
Les exécutions se bornèrent là : il y eut amnistie pour les coupables subalternes , et ceux même qui avaient été pris les armes à la main furent mis en liberté. Ibrahim-Efiendi , écri-
Yflin de la marine, accusé d'avoir soulevé la populace de Boulaq , obtint sa grâce par l'intercession des cheyks du Divan. Mais lorsque la clémence française couvrait ainsi le passé d'un pardon complet , l'avarice juive et cophte n'était pas si facile à désarmer. Se prévalant des pertes que leur avait causées le pillage, ces hommes se présentèrent au Général en chef avec des listes de dénonciation. Sur leurs instances , des vidtes domicihaires furent autorisées 9 soit pour rechercher les efièts volés , soit pour désarmer les habitans. Ces mesures, mises en oeuvre par la police barbaresque et par les Gophtes, se ressentirent de l'intervention de pareils agens. Exploitant à leur profit les terreurs iiîdividueUes, ils organisèrent un système d'avanies et de spoliation réglée.
L'occasion les servait d'autant mieux en cela, que les Egyptiens n'avaient alors aucun moyen de recours contre un acte tyrannique. Le Divan avait compté dans son sein un ou deux partisans des rebelles : Bonaparte venait de le dissoudre, et de somnettre la province à un gouvernement mititaire. Cette absence de toute autorité indigène frappait de stupeur la population musulmane. Elle ne se regardait
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plus que comme un troupeau d'esclaves lirré à la merci d'un conquérant. Encore sous l'impression de la canonnade récente , les habitans n'osaient pas courir les chances d'une nouvelle révolte; mais à leurs regards sombres et fa* rouches , à des menaces mal comprimées , les Français pouvaient juger facilement qu'ils devaient tout à la force, rien à la sympathie.
Cet état d'hostilité permapente ne pouvait se prolonger sans péril : il donnait naissance à des assassinats, à des vengeances isolées. D'ailleurs, il fallait reprendre le travail du cadastre, asseoir les bases du droit d'enregistrement, et terminer la reconnaissance des propriétés. De pareilles opérations ne pouvaient se fiiire sans la coopération des cheyks musulmans : sans eux , il était fort difficile de fixer et de percevoir les impôts. Les commandans français , ignorant la langue et les usages , ne savaient plus à quels intermédiaires ils devaient avoir recours.
Ce lut alors que l'on sentit l'utilité d'une au^ torité mixte entre les Français et la population égyptienne. Plus d'une fois, on regretta que le Divan eût été fi*appé de dissolution , et Bonaparte fiit le premier à sentir le besoin de ce
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rouage administratif. Il patienta <Pabord, espérant que les Egyptiens s'habitueraient à des rapports directs avec les autorités militaires; mais quand il vit que l'antipathie allait tou^ jours croissant , il résolut de revenir à son premier système, et de rendre à l'Egypte son assemblée nationale. Il se garda bien toutefois de laisser deviner que cette mesure était une nécessité pour lui; il la présenta, au contraire, comme une fiiyeur , comme une concesâoiï émanée de. sa haute clémence. Yoici en quels termes il anncmçait au peuple sa détermina^ tion :
a Au nom de Dieu clément et miséricor-^ }» dieux, le 18 regeb de l'an iai3 ' ;
i^Delapart de Bonaparte, Prince des troupes JH françaises, aux habitans de l'Egypte, tant en j> particutier qu'en général :
» Nous vous fidsons savoir que quelques y> hommes , privés de lumières et attachés aux » préjugés anciens , ont causé des troubles et J> des désordres parmi la population du Kaire t
■ Cette prodamation importante, jusqn*à présent défigurée dans les diverses relations , est ici traduite textuellement de Toriginal arabe.
)> or, Dieu les a perdus par leurs propre>s ac- » tions , et leur crime est retombé s\ir eupt ; » mais ce Dieu créateur, très-haut el seul di- » gne de louanges , m'a ordonné le pardon et » la clémence envers ses créatures : j'ai exéj> cuté ses ordres, et j'ai été clément envers » vous : je vous ai pardonné.
» Cependant j'avais du ressentir un vif clia- » grin de ces désordres ; en conséquence , le y> Divan établi par moi pour administrer le » pays et régler vos afiàires fut supprimé. Cette » suppression a déjà duré deux mois : mainte- » nant,. notre bienveillance envers vous nous » ramène au dessein de rétablir ce Divan tel » qu'il était d'abord , parce que votre bonne » conduite, et les bons sentimens que vou$ » avez manifestés durant cet espace de temps, » npus pnt fait oublier vos fautes précédentes ï) et la révqlte qui avait antérieurement agité le «peuple.
» O uléiAfts, çhérifs, chefs du peuple, dites » bien à vos populations, à yçs amis, à vos pa- » rç^ï^s , que celm qui se soulèvera contre moi » et m'attaquera ne fi^a nen auU*^ chpse qu^ » prouver le délire cje soyi esprit, et qu'il ne » trouvera ni appui ni asile qui le dt^ende
» contre moi dans ce monde, et que Dieu luiy> même livrera les révoltés entre mes mains : y> qu'on sache que nous ne faisons rien que ce D qui est fixé par la prédestination de Dieu, par » sa haute prévoyance et par ses arrêts irrévoy> cables. Celui qui en formerait le moindre y> doute montrerait combien il est aveugle et y> plongé dans les profondem*s des ténèbres de » l'ignorance.
» Instruisez aussi vos populations que Dieu » est puissant pour perdre les ennemis de l'is- » lamisme , pour disperser par mes mains les » partisans de l'erreur : il a montré cette puis- » sance en me faisant venir des extrémités de » l'Occident vers la terre d'Egypte , afin de » détruire ceux qui y avaient établi Poppres- » sion et la tyrannie; il a dicté lui-même les » arrêts de sa justice que mon bras a exécutés.
» Tout homme doué d'intelligence peut -il » douter un seul instant que les événemens y> miraculeux dont vous avez été témoins ne )) sont que les effets des hautes destinées arrêy> tées par Dieu, de ses volontés suprêmes et » de ses arrêts irrévocables.
D Instruisez encore vos populations que le » noble Koran , en beaucoup de ses versets y
» Youe à l'exécration les révoltes telles que y> celle qui a eu lieu; qu'en d'autres versets il y> prescrit la fidèle obéissance à ceux qu'il a y> placés à la tète des peuples : les paroles de lù Dieu dans son livre soi^t la justice et la vér y> rite ; elles sont immuables».
» Lorsque vous aurez établi ces vérités et y> répandu ces paroles parmi les habitans de s> vos juridictions , les peuples reviendront à » l'ordre légitime ,. et leur bonheur sero; as-r xtsuré^
» Si parmi vous il en est qui s'abstiennent » de me maudire et de manifester leurs ipinûr D tiés, seulement par la crainte de mes armes j> et de mes vengeances, ne savent-ils pas que ^ Dieu révèle tous le& secrets , qu'il connaît à » U fois ce qui est apparent aux yeux et ce qui )» se cache au fond des cœurs. Agir ainsi , ce » serait se révolter contre ses jugemens, ce se- » rait répandre contre Dieu même les malédic- XI tions et les blasphèmes. Dieu saura bien dé-* y> voiler leurs secrets.
y> Sachez aussi que je puis lire ouvert^ooient jDi ce qui est dans les cœurs de chaciui de vous, D car je connais l'état de vos «mes, ce qu'elle$ » désirent, ce qu'elles espèrent. Je sais, qpand
3) VOUS parlez, si vos discours sont confoimes » à vos pensées. Il viendra un jour et une î» heui*e où vous serez enfin convaincus que » tout ce que j'ai fait , tout ce que j'ai ordonné, » était l'ordre ctivin ; vous serez convaincus 3» que , quand tous les honunes se réuniraient » pour s'y opposer, ils ne pourraient arrêter » l'exécution des arrêts de ce Dieu qui a remis , y> entre mes mains sa force et sa puissance. y> Heureux , alors , ceux qui se seront soumis » fidèlement et qui se seront réunis à moi pour » le bon ordre , le bonhem* et le sahit com- » mun.