GRÈCE
COUR DE LA MAISON ATHENIENNE (p. IpS).
HISTOIRE DE l’h ABITATION.
qu’il sut qu’ils étaient réunis, vint les prendre sous le premier portique et les introduisit dans la seconde cour séparée de la première par des courtines tissées de vives couleurs. Cette seconde cour, de même entourée de portiques soutenus par des colonnes doriques de marbre blanc, plus spacieuse que la première, laissait voir, à travers la colonnade du fond, les jardins et la ville au-dessus1. Vers l’extrémité de l’aire, laissée à ciel ouvert, était une fontaine de marbre avec son bassin qui entretenait la fraîcheur (fig. 65). Les colonnes finement cannelées, à partir du premier tiers, étaient coloriées en rouge sur la partie inférieure laissée unie, tandis que le marbre de la partie supérieure était légèrement teinté d’un jaune très-doux rehaussé d’ornements noirs et blancs sous l’échine du chapiteau. L’architrave, composée de pièces de cèdre jumelées, était couverte d’un enduit léger comme une coquille d’œuf et coloré aussi de jaune. Quant à la frise, elle se composait de triglyphes au droit de chaque colonne, — triglyphes qui n’étaient que les bouts des poutres soutenant les solives du plafond des portiques, — et entre eux, do remplissages faits de madriers épais de cèdre, couverts d’un enduit délicatement peint. Puis saillait la corniche également de bois et soutenant le chéneau de terre cuite colorée, percé de quantité d’orifices pour laisser passer les eaux pluviales et surmonté de têtes d’animaux. Les triglyphes peints d’un bleu clair faisaient valoir les tons des ornements voisins, rouges, noirs et blancs, sur fond jaune.
L’éclat du soleil et l’azur du ciel harmonisaient merveilleusement cette coloration claire et transparente se détachant sur les fonds rouges et d’un jaune sombre des parois du portique.
Les invités ne manquèrent pas de féliciter Chrémyle et l’architecte-, car ils savaient que le maître du logis en faisait