‹ Histoire de l'hellénisme (volume 2)Chapitre 125 sur 457 · OL. cxv, 1] arrhidj:os et eumène · texte numérisé non relu

OL. cxv, 1] arrhidj:os et eumène

avec 20,000 hommes d'infanterie et 3,000 cavaliers ; là il apprit que Cyzique avait pourvu elle-même à sa défense. Il crut donc boa de se borner pour le moment à féliciter la ville de s'être sauvée et à faire parvenir à ces vaillants citoyens l'assurance de sa sympathie. Quant à Arrhidaeos, il lui envoya un message pour lui dire qu'ayant osé attaquer sans motif et sans raison une ville grecque alliée, dont lalibertéétait reconnue par l'empire, et qu'ayant montré par ce fait et d'autres opérations militaires de ce genre son intention de se délacher de l'empire pour n'être plus dorénavant le satrape, mais le souverain du pays, il lui ordonnait, en vertu de ses pouvoirs de stratège des rois dans l'Asie occidentale, de se démettre de ses fonctions de satrape. U ajoutait qu'il lui assignerait une ville, dont les revenus lui permettraient d'y vivre comme simple particulier*. Le satrape repoussa ces injonctions de la façon la plus énergique, en disant que le stratège n'avait pas à le juger ; on savait en Asie aussi bien qu'en Macédoine quels étaient les desseins d'Antigone, et l'usurpation qu'impliquait cette sentence soidisant légale en donnait une nouvelle preuve, s'il en était besoin encore. La Phrygie était préparée à laguerre et ne céderait qu'à la force des armes. Quelle que dût être l'issue du conflit, on allait voir que ce n'était pas lui, mais bien Antigone, qui était le rebelle et l'ennemi de Tempire. C'est ainsi qu'Arrhidaeos congédia les ambassadeurs. U renforça les troupes et les ouvrages de défense dans les places fortes de la frontière, et envoya à marches forcées en Cappadoce, où Eumène était encore à ce moment assiégé dans Nora, un corps de troupes destiné à débloquer le fort et à délivrer Eumène. Il invitait celui-ci à s'allier avec lui contre Antigone*.

On ne nous dit pas s'il fit également appel au secours de son voisin immédiat, Clitos de Lydie; mais il serait étonnant qu'il n'eût pas demandé du secours au^gouverneur général, qui devait en effet avoir grand intérêt à le soutenir contre Antigone. En tout cas, de quelque côté qu'il se soit tourné pour trou-

*) xat jj-tav Xaêôvta iroXtv eÎ; xataêiwaiv tyjv f,(juxtav aiytty (DiODOK.,XVIlf, 52) « ') DiODOR., loc. cit. C*est ici que je placerais volontiers l'assertion de Justin XIV, 2, 4), à savoir, qu'Antipater avait envoyt^ à Eum^nf» fies secours, ft quh leur arriv<^e lo rorp? H'Antipono «^o rptira.

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