‹ Histoire de l'hellénisme (volume 2)Chapitre 172 sur 457 · OL. cxv, 4] avant la bataille 2GI · texte numérisé non relu

OL. cxv, 4] avant la bataille 2GI

de ce projet d'attaque pour la nuit^ renonçait à son plan, disposait en toute hâte et non sans appréhension ses troupes pour la lutte, et attendait Tattaque des ennemis jusqu'à l'aube. Eumëne se trouvait déjà à quelques milles en avant sur la route de la Gabiène. Antigone reconnut bientôt à quel point il avait été dupe. Il fit préparer ses troupes en toute hâte pour la marche, et se mit aux trousses de Tennemi comme s'il poursuivait des fuyards. ]^ais, avec toute son armée, il ne pouvait rattraper Tavance de deux veilles de nuit que Tennemi avait sur lui : aussi, . ordonnant à l'infanterie sous les ordres de Pithon de suivre tranquillement, il se lança à la tète de la cavalerie sur les traces de Tennemi. Au matin, il atteignit une hauteur d'où il découvrit l'arrière-garde de l'armée d'Eumène. Une fois bien en vue, il fit mettre ses troupes en ligne et s'arrêta. Dès qu'Eumène vit la cavalerie ennemie si près de lui, croyant qu'An tigone arrivait avec toutes ses forces, il donna l'ordre à ses troupes de faire halte, les rangea au plus vite en bataille, pour n*être pas attaqué durant la marche. Antigone gagnait ainsi du temps pour attendre l'arrivée de son infanterie. Trompé lui-même un instant auparavant par un stri^tagème d'Eumène, il le trompait à son tour par une ruse analogue.

Les généraux prirent leurs dispositions de bataille, en déployant toutes leurs connaissances militaires, s'inspirantmoins de la tactique macédonienne que de la nature du terrain et du nombre des forces disponibles; Eumène, pour couper à l'ennemi la route de la Gabiène, Antigone, pour se Touvrir do haute lutte. Eumène profita de ce qu'il était déjà sur le terrain avec toutes ses forces, en s*y prenant de la façon suivante : il adossa son aile gauche aux hauteurs qui, à ce qu'il semble, bornaient la plaine au nord, pour reporter tout le poids de l'attaque sur son aile droite, qui avait ainsi devant elle le champ libre sur une vaste étendue. C'étaient les cavaliers carmaniens, les hétœres, les agémas de Peucestas, d'Antigène, et sa propre escorte, une masse compacte de 2,300 chevaux, qui formaient le corps de l'aile droite*. A côté de cette ligne, en tête

•) DiODOR., XIX, 28. Aliénant au centre se trouvaient Tl«^polémos de

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