‹ Histoire de l'hellénisme (volume 2)Chapitre 216 sur 457 · OL. ex VI, i] SL'ixÈs de cassandre · texte numérisé non relu

OL. ex VI, i] SL'ixÈs de cassandre

fers et envoyés en Macédoine. Cependant le roi, avec les débris de l'armée épirote, s'était réfugié vers le sud, chez lesÉtoliens. Philippe l'y suivit : la bataille s'engagea dans le pays d'Œniadaî et Philippe fut vainqueur pour la seconde fois. Parmi les nombreux guerriers tués se trouva ^Eacide lui-même; quant aux Étoliens, terrifiés par ces rapides et éclatants succès de Philippe, ils s'enfuirent avec femmes et enfants de leurs cités, qui étaient pour la plupart sans défense, et gagnèrent les hautes montagnes V

Telle élait la situation de Cassandre vers la fin de Tété de 313. D semblait facile de soumctlre de nouveau TÉpire; les Étoliens avaient le dessous; Télesphoros était contenu dans le Péloponnèse par Polysperchon, THellade soumise. Mais c'est avec raison qu'il sïnquiétait des succès d'Antigone en Asie- Mineure. Déjà l'énergique stratège n'y avait plus d'adversaires ; Lysimaque élait occupé sur la côte du Pont ; la marine des alliés n'avait plus la haute main dans les eaux helléniques ; Antigone n'était pas loin de THellespont ; on ne pouvait plus lui barrer le passage. Enfin, dans la Grèce même, les effets de la proclamation d'Antigone se faisaient sentir : les Béotiens, au milieu desquels Thèbes, la ville détestée, était ressuscitée, avaient envoyé des ambassadeurs à Antigone, et il les avait reconnus hautement pour ses alliés ; les Etoliens aussi s'étaient adressés à lui et avaient renouvelé avec lui-même Talliance conclue avec ses généraux ; dans l'Ëubée, la plupart des villes étaient proclamées libres : seule Chalcis élait encore occupée par une garnison macédonienne. D'Athènes même il était venu secrètement des pétitions adressées à Antigone, le sollicitant de restaurer la liberlé de la ville. 11 semblait que Cassandre eût à craindre les résultats les plus funestes si la guerre se continuait : les choses élaient encore dans un état tel qu'il pouvait conclure une paix séparée dans des conditions favorables. Il eut donc une entrevue avec Antigone dansi l'Hellespont, et traita avec lui de la paix ; mais les conditions posées par Antigone (il est probable que la liberlé des États helléniques y figurait au premier rang) semblèrent inacceptables de toutes façons à Cas-

«) DjOUOR., XIX, 74. I^AUSAN., I, il.

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