‹ Histoire de l'hellénisme (volume 2)Chapitre 324 sur 457 · OL. cxix, 3] quadruplk alliance · texte numérisé non relu

OL. cxix, 3] quadruplk alliance

cette paix, dont les stipulations n'étaient rien moins que favorables ? n faut nous résigner à Tignorer. Lorsque lui pai*vinl, en 302, le message de Cassandre et de Lysimaquo, il ne pouvait hésiter un instant à comprendre qu'il devait leur prêter assistance de toutes manières et avec toute l'énergie possible; la rapide expédition de Démétrios en 312 lui avait montré combien il était facile d'attaquer Babylone de la Syrie, et il pouvait prévoir que, dès que la Macédoine et la Thrace auraient succombé sous la puissance d'Antigone et de Démétrios, sinon le premier, du moins le dernier coup lui était réservé.

G*est ainsi que fut conclue entre les quatre rois une alliance dont Tunique but était de rendre définitive leur indépendance en ruinant la puissance qui voulait les dominer au nom de l'empire, de partager çntre eux les territoires laissés à Antigone parla paix de 311 *, et d'achever définitivement la dissolution de l'empire unitaire d'Alexandre. Les coalisés convinrent de réunir leurs armées dans l'Asie-Mineure*, et là, certains de leur supériorité numérique, de tenter le combat décisif ; ils supposaient que, si leur puissant adversaire se voyait ainsi menacé au cœur de ses États, Démétrios renoncerait à son attaque contre la Macédoine et accourrait en Asie-Mineure.

C'était une idée hardie mais bien calculée de Cassandre, qui devait craindre pourtant une attaque prochaine de Démétrios venant de la Grèce, que de confier néanmoins une partie de son armée sous Prépélaos à Lysimaque, afin que ce dernier pût occuper aussitôt l'Asie-Mineure avec des forces supérieures. Lui-même, avec le reste de son armée, forte de 29, 000 hommes d'infanterie et 2,000 cavaliers, partit en toute hâte pour la Thessalie, afin de barrer les Thermopyles à l'ennemi'.

C'est sans doute au commencement de l'été 302 que Lysi-

*) Le partage était convenu à Tavance et môme réglé dans le détail par le traité entre les quatre rois ; on le voit par Polybe (V, 67, 7) qui fait dire à Ântioehos III négociant avec les Égyptiens : xa\ yàp nToXe|jt.aîov 8iaicoXc|ji^9at irpb; *AvTiyovov o^x *^tw, SeXe^Sxo) 8è avYxaTa(nteuoCovTa ttjv «px^ tôv t^iccov •co'jTwv, ce que les Égyptiens contestent ensuite dans une certaine mesure.

') TempuSy locum roeundi eondicunty bellumque communihus viribus instruunt (JusT'N., XV, 2).

») DiODOR., XX, 110.

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