‹ Histoire de l'hellénisme (volume 2)Chapitre 331 sur 457 · OL. cxix, 3] démétrios contre cassandre · texte numérisé non relu

OL. cxix, 3] démétrios contre cassandre

]a nouvelle du rapide et heureux débarquement de Démétrios, Cassandre avait aussitôt jeté des renforts dans Phères, puis s'était rendu lui-même en Thessalîe avec son armée» en franchissant les défilés de TOthrys, et avait établi son camp en face de Tarmée de Démétrios. Sur un étroit espace de terrain des troupes considérables se menaçaient des deux parts : Cassandre avait 29,000 fantassins et 2,000 cavaliers ; les forces de Démétrios, quoique déjà des escadres assez importantes fussent parties pour Abydos et Clazomëne, montaient encore à plus de 50,000 hommes. Plusieurs jours de suite, les deux armées s'avancèrent en ordre de bataille ; mais toutes deux évitèrent d'attaquer, soi-disant parce qu'elles attendaient d'Asie la nouvelle d'une bataille décisive *. Il estévidentque Cassandre devait éviter une bataille qui, étant donné la grande supériorité de l'ennemi, ne pouvait avoir pour lui qu'une issue fatale; mais pourquoi Démétrios ne chercha-t-il pas d'autant plus à engager la bataille? Sans doute, il avait dans son armée 25,000 Grecs; mais, encore que l'enthousiasme des États à son endroit ne fût pas précisément sincère, il faut croire pourtant que leurs contingents étaient en grande partie composés de mercenaires* qui se souciaient peu de savoir contre qui ils marchaient et avaient coutume de se battre en soldats; le terrain ne devait pas être défavorable, nous en avons la preuve

partie de la Thessalie où opérait Démétrios. Peut-être faut-il remplacer Aîovpar *'AXov : dans Orchomène, il doit y avoir une déformation considérable ; même 'Oppiéviov ne va pas tout à fait bien. Faute de mieux, on est bien forcé de songer à Orchomène de Béotie et à Dion, à la pointe N.-E. de TEubée, mais on ne voit guère comment le fait se raccorde à l'ensemble des événements.

*) icapa$ox£>v ttiv 6iri tîjç *A<yta; êao(JiévY)V tôv ôXwv xptatv (DiODOR., loc» cit.),

*) Il y avait aussi des citoyens d'Athènes dans cette armée ; on le voit par un décret (C. I. Attic, II, n** 314) rendu en l'honneur de Philippide, où Ton citait avec éloge les efforts de ce personnage auprès du roi Lysimaque, efforts par suite desquels le roi, après la bataille d'Ipsos, touç piàv te^cvrioffav- TaçBv TÔ» xfivoyva)] tôv tcoXitcùv ^Oa^ev xotç fcavxoO àva>(o(ia[atV| Svoi B]k ai^- (taXcoTot èyévovTo, ceux-Ià, tous ceux du moins qui ont bien voulu, il les a pris à son service, tou; Se irpoatpoujjLévoy; àittevat «piçtéffa; xa\ BçiSta ôouç icap* laytoO (xicé(TTei>ev ou exa<rcoi bSoûXovto «Xeîouç ovraç tj Tpiaxo<yiou;. Seulement, cela ne veut pas dire que ces citoyens d'Athènes eussent été levés comme tels, êx xataX^you ; même enrôlés à prix d'argent, ils n'en restaient pas moins citoyens athéniens.

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