‹ Histoire de l'hellénisme (volume 2)Chapitre 345 sur 457 · OL. cxïx, 4] résultat final · texte numérisé non relu

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les territoires sur lesquels Alexandre a régné. Seule l'unité de l'empire avait le poids et le droit nécessaires pour dominer le monde grec par sa puissante impulsion ; à mesure que Tempiro se morcelé, le monde grec s'isole pour suivre ses vieilles tendances particularistes ; seulement ces tendances n'ont plus ou ne retrouvent plus la force et les armes nécessaires pour faire valoir leur indépendance politique ; semblables à des navires désemparés, à des épaves, elles sont ballottées par les courants et les contre-courants de la grande politique et vont se briser de plus en plus contre les rochers.

Un fait non moins caractéristique, c'est que des formations qui rappellent le temps des Perses se reconstituent sur plusieurs points. Les trois dynastes d'Arménie, de Cappadoce et du Pont se vantent d'être issus ou bien de la race des rois de Perse, ou bien de l'un des sept Perses qui brisèrent la puissance des Mages ; ils sont désormais reconnus comme rois dans leurs domaines, et la bataille dlpsos a fondé à nouveau ces antiques dynasties orientales; c'est le premier pas vers une nouvelle série d'évolutions, la première concession que l'élément conquérant étranger fait àl'Orient déjà touché par l'hellénisme, le premier sacrifice fait par la puissance macédonienne pour réconcilier l'Asie et arrêter une réaction vengeresse.

Si nous jetons ujn regard en avant sur des temps encore bien éloignés, nous voyons que ce sont les antiques dynasties asiatiques touchées par l'hellénisme qui, trois siècles plus tard, dominent presque toute l'Asie, aussi loin qu'Alexandre Ta subjuguée, jusqu'à ce que Rome, par ses conquêtes, les rende dépendantes d'elle ou les combatte en vain, selon qu'elles sont plus ou moins acquises à l'hellénisme ; et cette même série de tiraillements en sens contraire se renouvelle avec une force croissante par l'empire byzantin et le mahométisme, par les croisades et la puissance des Mongols et des Turcs, enfin par les étonnantes formations des temps les plus récents, dans lesquelles nos petits-enfants reconnaîtront peut-être un jour une marche analogue.

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