‹ Histoire de l'hellénisme (volume 2)Chapitre 389 sur 457 · ATHÈNES CONTRE DÉ3IÉTRI0S [IV · texte numérisé non relu

ATHÈNES CONTRE DÉ3IÉTRI0S [IV

fut le premier sur la muraille, et sa mort héroïque exalta Tenthousiasme de tous ; après un court combat, le Musée fut pris *. Puis les Macédoniens, ceux de Corinthe, sans doute, s'élant empressés d'envahir TAttique, Olympiodoros s'avança contre eux, appela à leur tour les Éleusiniens à la liberté, et, se mettante leur tète, battit les ennemis^.

Mais alors arriva la nouvelle que Démétrios avait fait sa jonction avec son fils et qu'il s'avançait contre Athènes à la tête d'une armée de plus de 10,000 hommes; il parut impossible de résister à de telles forces. Il est probable que les Athéniens tournèrent les yeux de tous les côtés pour trouver du secours : des inscriptions parvenues jusqu'à nous nous montrent qu'ils s'adressèrent même au roi Spartocos sur le Bosphore et à Audoléon, le roi desPéoniens; nous apprenons ainsi que ces deux rois firent les plus belles promesses et envoyèrent le premier 15,000, le second 7,500 médimnes de blé '\ Pyrrhos surtout, auquel on s'était adressé, promit ses

*) Parmi les officiers de Démétrios, il y en eut quelques-uns qui passèrent aux Athéniens; c'est ce que nous apprennent les décrets en Thonneur de Strombichos (aTpaTeu6(i.£vo; irpiTspov Tcapà Ay)[j.y]p(ci> xa\ xaTaX«iç6e\ç ev tw ôtorei \uxoL SitivOàpov. C. I. Attic, II, no 347) et d'un autre officier (iWd., n» 318).

*) Pausan., I, 26 et 29, 13. Il est étonnant que Plutarque, parlant du soulèvement des Athéniens, ne fasse pas mention d'Olympiodoros. Le nom de ce personnage a comme disparu de partout; Diogène Laërce (V, 57) ne le nomme que comme un ami de Tbéophraste, qui lui confia en dépôt un exemplaire de son testament.

^) C. I. Attic, II, no» 311 et 312. Ces deux documents sont datés de Farchontat de Diotimos (286/5). On lit dans le premier : ïxi^ï 2iiapT]oxo; oçtxoliévY); iTpevêeCa; [nap 'ÂOtjvoCcdv ox]ov<Tac Sti 6 èr)(xoc X6x6jti<rr[at Toà<Ttv <iyvT^a]dti Toî; VJ'c^Jxr^\lOL(Tl toO 8i^[jiov x«\ dé8(i)xcv mT]ov x. t. X. Dans le Second : xa\ xojtt- (ra(&lvou ToO Br^\to^j xo oidvj iruOijxcvo; <tuvtq<tOt) toÎ; veyevYjjtlvotç tZvjxhV-OLm vopiîCwv slvai xotvtiv xai awTÛ t^v t^; niXecoç <r(i>TT]ptav. . . eTcaYyéXXeTat 8à xa\ cîç xo Xotnov icoipéÇsffOat XP^^'C ovvepyôv tiç ts xt^m toO IIetpai£ci>; xoi«8r,v xa\ ty^v ttj; ic^Xeto; èXeuOtptav. D'après les recherches historiques faites sur le calendrier par UsENER (in Rhein. Muséum^ XXXIV [1879], p. 388 sqq.), Tarchontat de Diotimos correspondrait à 01. CXXIII, 1; celui dlsœos, à Fan 2; celui d'Euthoos, à Tan 3 de la même olympiade. Les combinaisons exposées par Unobr {PhilologuSf XXXIX [1880J, p. 488) ne concordent ni avec le cycle intercalaire, ni avec les traditions historiques. Un décret rendu en l'honneur de Zenon sous Tarcbontat de Dioclès (*A6y)vaîov, 1877, p. 241) tombe dans les premiers mois de Tannée et ne permet pas, par conséquent, de reconnaître si la dite année a été embolismique. II va de soi que l'opinion émise ci-dessus dans le texte n'est qu'hypothétique et n'a pas la prétention d'être autre chose.

Page 1